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ARTICLE DU 26/04/2007



Le Piton de la Fournaise sous surveillance renforcée


La préfecture avait annoncé son intention de faire respecter très strictement l’arrêté d’interdiction d’accès à l’enclos du piton de la Fournaise au lendemain du spectaculaire effondrement du sommet. Elle est passée aux actes.

Le portail construit il y a cinq ans pour libérer la gendarmerie de la fastidieuse tâche de gardiennage du volcan ne s’étant pas montré à la hauteur, l’Office national des forêts a aménagé l’ouvrage pour le rendre un peu plus infranchissable. Ainsi, une équipe de l’ONF achevait hier la construction d’un haut mur en pierres volcaniques (évidemment), propre à dissuader Spiderman ; sans qu’il soit besoin non plus de faire un dessin, l’espace sous le portail a été réduit au minimum. Après tout, les gendarmes eux-mêmes n’avaient-ils pas montré la voie lors de la réouverture de l’enclos quelques jours après le début de l’éruption d’août 2006 ? En raison d’un cadenas bloqué, ils s’étaient résolus à aider le public à franchir l’obstacle, sans difficultés particulières. La présence d’innombrables visiteurs clandestins dans l’enclos au cours des récentes éruptions, malgré la fermeture nocturne du portail (si l’on excepte quelques oublis) était devenue un secret de polichinelle un peu trop criant (les internautes adeptes de Youtube et Dailymotion comprendront) et la préfecture a cette réponse imparable toute prête face aux accusations de confiscation du volcan : la sécurité du public passe avant tout. L’effondrement du sommet du volcan a laissé de profondes traces : outre un gouffre de 300 m de profondeur dans le cratère Dolomieu, de nombreux pans du bord des cratères sommitaux, délimités par d’impressionnantes fissures, risquent de s’effondrer sans qu’il soit possible de prédire quand et comment. Une expertise complète sera nécessaire avant d’envisager une réouverture de l’enclos aux randonneurs.

F.M.-A.