Quatrième semaine d’éruption

L’activité du piton de la Fournaise s’installe dans la durée. Dans la nuit de lundi à mardi, les habitants du Tremblet ont ressenti un séisme correspondant à un “craquement” de la plate-forme de lave qui s’est construite sur l’océan, déstabilisée par son propre poids. Rien d’inquiétant pour le village
Les coulées étaient toujours abondantes, hier matin dans le Grand-Brûlé, mais peu visibles depuis le côté Sainte-Rose. Il faudra donc attendre l’ouverture de l’accès au public côté Saint-Philippe pour en profiter, en espérant que le spectacle dure jusque-là. Le trémor éruptif reste faible et pourtant, le piton de la Fournaise laisse échapper des flots impressionnants par moments, sans pour autant que les coulées atteignent la mer. Le village du Tremblet en est illuminé la nuit. Parfois, comme hier matin, des projections et un panache sont visibles au niveau du cône à 650 mètres d’altitude, mais la lave sort à une altitude beaucoup plus basse, se répandant alors en de multiples bras. À noter que le trémor enregistré sous le sommet persiste et est essentiellement observé par les stations sommitales. Par ailleurs, un séisme a été enregistré dans la nuit de lundi à mardi, à 0h54, par tout le réseau sismique et ressenti par les habitants au Tremblet. “Il s’agit d’un séisme très superficiel venant de la plate-forme qui s’est formée sur la mer et provoqué par une instabilité de cette plate-forme, indique l’observatoire volcanologique. Un effondrement partiel de celle-ci n’est pas à exclure. Attention aux petits bateaux à proximité de la côte en face de l’éruption.” De fait, la préfecture n’a pas tardé à réagir en rappelant la zone d’exclusion maritime définie autour des points d’arrivée en mer de la coulée : toutes les activités nautiques ou subaquatiques y sont interdites.
F.M.-A.

