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ARTICLE DU 08/04/2007



Le volcan se laisse voir... de loin


De la cage aux Lions, on a une vue d’ensemble...
photos Richel Ponapin

Avec un ciel qui se couvrait par intermittence, il y avait nettement moins de monde hier à Sainte-Rose que les autres jours de la semaine. Et il n’était pas question de s’approcher de l’endroit où la lave a coupé la route du Grand-Brûlé, en raison du dispositif de sécurité mis en place par les gendarmes.

LA FORÊT DE BOIS DE COULEURS DÉTRUITE

Depuis vendredi soir, le public n’est pas autorisé à se rendre au-delà du point kilométrique 77 dans le Grand-Brûlé, à environ 5 kilomètres de l’endroit où la lave a coupé une nouvelle fois la route... Les gendarmes ne laissent passer que les personnes autorisées, presse comprise... et leur conseillent de ne pas s’éloigner de la route. Les sentiers menant à la côte sont également inter-dits. Attention aux récalcitrants. Ils sont passibles d’amendes... Le petit chemin qui mène à la “Symbiose pour volcan et oiseaux” est complètement bouché. L’épreuve du feu du volcan. La plus terrible sans doute... Dame la Fournaise n’a fait aucun cadeau aux sentinelles de pierres postées sur ses flancs. C’est ici qu’est passée la lave avant de regagner le bitume. Des fumées s’élèvent et une forte odeur de soufre se dégage. Les narines sont vite incommodées. Et l’air est chaud... Au-dessus de nos têtes, les jets de laves continuent... Soudain, on entend un bruit. Comme une explosion. Pas le temps de ramasser une lave refroidie... On décide de repartir... Alain Bischoff est technicien opérationnel de l’ONF. Il reste encore un peu pour prendre des photos et des notes. C’est lui qui est de permanence ce samedi... “Ce site est géré par l’ONF. On se tient au courant des événements”, nous explique-t-il. Il regrette la destruction, par endroits, de la forêt de bois de couleurs. Les filaos aussi ont payé le prix fort. “Mais ce sont des pestes”, précise le technicien. Mais le volcan ne choisit pas...

Juliane Ponin-Ballom



Hier et vendredi soir des cendres, du sable noir et même des cheveux de Pélé ont envahi les airs de Saint-Benoît, Bras-Panon, Saint-André et même selon certaines personnes de Sainte-Suzanne. Dans un communiqué, le maire de Bras-Panon demande à la population de réduire ou d’éviter les activités physiques et sportives, de laver systématiquement les fruits et légumes avant consommation. Les éleveurs sont priés de rentrer leurs bêtes et de veiller à ce qu’ils ne consomment pas de cheveux de Pélé. À Bras-Panon, la piscine municipale est fermée jusqu’à nouvel ordre.