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ARTICLE DU 04/04/2007



Les statues de Mayo ont chaud aux fesses




“C’est l’histoire de douze sentinelles de pierres postées sur les flancs d’un volcan, dans l’attente de se faire sculpter par le feu de la terre. Cette attente durera un jour, dix ans ou cent millions d’années.” L’éruption en cours dans le Grand-Brûlé va peut-être exaucer le vœu exprimé en 1988 par le sculpteur Jean-Claude Mayo lors de l’inauguration sur l’ancien site d’un forage géothermique de son œuvre Symbiose pour volcan et oiseaux. Dans la journée d’hier, un des bras de la coulée s’est approché à moins de 150 m des sculptures. Certaines particulièrement fessues ont eu chaud au popotin. Leur disparition éventuelle sous les gratons en chagrinera peut-être certains mais en réjouira beaucoup d’autres. Depuis maintenant 19 ans, les statues de Mayo suscitent la controverse. À peine dressées, elles ont été vandalisées et la pyramide de verre installée à l’origine au milieu brisée avant d’être démontée. Le Piton de la Fournaise, en engloutissant Symbiose pour volcan et oiseaux, pourrait mettre tout le monde d’accord. Il exaucerait le vœu de Jean-Claude Mayo et rendrait à ce site aménagé au cœur du Grand-Brûlé, sur une ancienne plate-forme d’expérimentation géothermique, son état premier.

A.D.