Un plan spécial “éruption” ? Une organisation spécifique, le branle-bas de combat... ? En fait, pas vraiment. “Vous savez, depuis dix ans, on ne compte plus les coupures de la route, mis à part l’année dernière où le volcan nous a laissé un peu de répit”, commente le principal adjoint du collège Thérésien Cadet, à Piton-Sainte-Rose, Philippe Benard. En coupant court aux rumeurs de désertion de la part des professionnels comme des élèves. Parce que les seconds habitent tous à Sainte-Rose et que les premiers étaient à leurs postes hier matin affirme ce dernier. “Malgré 2 heures à 2 h 30 de route supplémentaire, nos douze enseignants, notre agent et notre documentaliste qui habitent de l’autre côté ont pris leur service normalement”, poursuit-il. En précisant qu’une enseignante a dû dormir à l’hôtel hier soir. “Le problème, c’est pour ceux qui terminent à 16 h 30 et qui reprennent tôt le lendemain, ils préfèrent rester sur Sainte-Rose, souvent chez un autre enseignant qui les hébergent au besoin. La solidarité prend le relais”, résume le responsable. Bref, la vie continue et elle aurait même tendance à s’améliorer pour l’hôtel de la Fournaise dont la moitié des chambres ont trouvé preneurs hier pour le week-end pascal. Selon ce dernier, l’établissement devrait bientôt afficher complet. Une hausse du tourisme qui vient compenser la perte d’habitués du Sud observe la responsable de la station-service comme une restauratrice. Même si pour cette dernière, “les locaux ont l’habitude de venir avec leur pique-nique et de rester au volcan”. En espérant un flot important de visiteur pour ce week-end prochain. Pour elle, une chose est sûre, “le volcan amène toujours de l’animation à Sainte-Rose”. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter...
P.M.