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ARTICLE DU 03/04/2007



Conseils pratiques



Pour voir les coulées

Il est impossible de détailler les conditions d’accès au spectacle des coulées : en fonction de l’activité éruptive et de la fréquentation, les possibilités de stationnement des véhicules et d’accès peuvent être modifiées à tout moment. Il faut se référer aux consignes données sur place et au pancartage. L’ONF pourrait aménager les sentiers existant vers le littoral ou en créer en fonction de l’évolution de la situation

Comment s’équiper

Vous devrez sans doute marcher au moins un ou plusieurs kilomètres sur la route, voire sur des sentiers en forêt pour aller admirer le spectacle. Prévoyez des pantalons (pour protéger les jambes), des chaussures de marche, des habits légers et aussi imperméables car les averses sont fréquentes dans le Grand-Brûlé, une casquette. Un parapluie est recommandé. Prévoyez de l’eau en abondance (au moins deux litres par personne, car la chaleur est étouffante dans les sous-bois du Grand-Brûlé) et de quoi vous restaurer. Une lampe est indispensable, au cas où un retard vous imposerait un retour de nuit. Vêtements de rechange dans la voiture indispensables.

Prudence

Ne vous approchez pas trop près des coulées. Une chute sur la lave même refroidie provoque de vilaines blessures, car elle coupe comme du verre. Attention sur le littoral : des falaises abruptes dominent la mer et elles sont truffées de nombreuses failles plus ou moins visibles en raison de la végétation. Une chute est vite arrivée dans ce terrain difficile. Il faut donc surveiller particulièrement les enfants.

Attention aux projections et aux gaz

L’arrivée des coulées en mer déclenche des explosions, le choc thermique projetant parfois des débris de lave à bonne distance et des jets de vapeur. Mais attention aussi à un danger moins visible : le phénomène provoque aussi des réactions chimiques dangereuses, surtout pour les enfants et les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire (asthme...). Le panache de vapeur qui monte de la mer est chargé d’acides chlorhydrique et sulfurique. Ne vous étonnez pas si les yeux et la peau vous brûlent soudainement. Des témoins de l’éruption d’août 2004 qui ont eu le malheur d’être garés sous le passage du panache, sur la RN 2 et à un kilomètre du littoral pourtant, ont même déploré des dégâts sur la carrosserie de leur voiture. À méditer.


Une éruption d’ores et déjà mémorable

1er janvier 2007 : fin de l’éruption du 30 août 2006 au terme de plus de quatre mois d’activité au sommet du piton de la Fournaise dans le cratère Dolomieu. 18 février 2007 : première éruption de l’année. Eruption éclair (neuf heures) au sommet du volcan, dans le cratère Dolomieu et sur son flanc est. L’activité sismique reprend peu après, le volcan continue à gonfler. 30 mars 2007 : deuxième éruption de l’année, avec une première phase éclair encore (neuf heures) sur le flanc sud, à 2 000 m d’altitude, à l’est du cratère Château-Fort. Mais l’observatoire volcanologique annonce une suite. 2 avril 2007 : deuxième phase de l’éruption du 30 mars, vers 600 m d’altitude, dans le sud de l’enclos, en contrebas du Nez coupé du Tremblet.