Toujours dans l’attente d’une suite à l’éruption
Après la nouvelle éruption éclair de la nuit de vendredi à samedi, l’incertitude régnait toujours hier soir sur l’évolution possible de la situation en raison de la sismicité soutenue persistante enregistrée par l’observatoire volcanologique.
Le piton de la Fournaise est-il en surchauffe ? L’éruption de vendredi soir, qui n’a pas duré plus de neuf heures après s’être achevée samedi matin, n’a en rien fait retomber la pression. L’activité sismique reste soutenue, notait hier soir l’observatoire volcanologique dans un deuxième bulletin de la journée, indice d’une situation inhabituelle. Cette sismicité est localisée sous le flanc Est et Est-Sud-Est du piton de la Fournaise, associant des secousses profondes (1 à 2 km sous le niveau de la mer, soit entre 3, 5 et 4, 5 km sous le sommet du volcan, ce qui n’est pas courant) et moins profondes. Elle atteint jusqu’à une soixantaine d’événements par heure, avec des magnitudes allant jusqu’à 2, considérées comme assez élevées dans le cadre du volcan. Par ailleurs, en cours de journée hier la sismicité sommitale (la Fournaise culmine à 2 632 m d’altitude) a fait sa réapparition. Enfin, « quelques petits effondrements (modérés) dans la région du nez coupé de Sainte-Rose ont été enregistrés en fin d’après-midi », ajoute l’observatoire volcanologique qui concluait hier soir, comme samedi : « Une reprise de l’activité dans les heures ou jours à venir n’est pas à exclure. » Mais les scientifiques restent dans l’incapacité de prévoir où et comment L’accès à l’enclos du volcan reste interdit. De toute façon, la météo qui s’est détériorée hier après-midi ne s’annonce guère fameuse aujourd’hui encore.