Scientifiques sur un volcan

L’image obtenue avec la caméra thermique (à gauche, document OVPF) révèle les sources de chaleur et permet de mesurer cette dernière avec une grande précision. Utilisée à partir d’un hélicoptère, la caméra perme de cartographier les coulées, même presque refroidies.
photos François Martel-Asselin
Hier, l’activité n’a pas faibli au piton de la Fournaise où la foule s’était donné rendez-vous à tel point que le parking du pas de Bellecombe était plein bien avant 8 h. Petit hic : la clé qui permet d’ouvrir le portail de l’enclos à 6 h avait été malencontreusement oubliée et, jusqu’à 7 h 45, un gendarme a été obligé d’aider le public à franchir tant bien que mal la fameuse grille par escalade pendant que son collègue était parti courir chercher la clé libératrice sans doute assez loin de là... Ces derniers jours, les scientifiques ont poursuivi leur travail. Prélèvements d’échantillons une ou deux fois par semaine, mesures à la caméra thermique pour estimer la couverture du cratère Dolomieu par la lave et la température des coulées (de l’ordre de 1 130°) : c’est sans doute la partie la plus spectaculaire de leurs tâches, éprouvantes physiquement en raison des nombreuses et nécessaires ascensions à pied du sommet et de la chaleur étouffante qui règne sous la combinaison isolante qu’ils revêtent. En outre, tout le fond du cratère Dolomieu est couvert de laves récentes encore brûlantes qu’il faut parfois franchir pour trouver des coulées fluides propices à l’échantillonnage...

F.M.-A.