Une reconnaissance aérienne du volcan recommandée
L’éruption du 30 août entre aujourd’hui dans sa neuvième semaine. Dans son bulletin quotidien d’hier, l’observatoire volcanologique préconise une reconnaissance aérienne qui permettrait peut-être, à l’aide de la caméra thermique en sa possession, de mieux comprendre où s’accumule la lave qui s’épanche dans le cratère Dolomieu sans que l’on sache vraiment comment et où. L’augmentation du trémor éruptif, qui a atteint pas loin de 80 % de sa valeur maximale observée à la mi-septembre, laisse en effet penser aux scientifiques qu’en dépit du peu de coulées visibles au fond du cratère, de la lave est en train de s’accumuler en quantités non négligeables sous la croûte superficielle solidifiée. La caméra thermique dont dispose l’observatoire volcanologique permettrait de mettre en évidence les zones chaudes et leur importance. A priori, cette situation ne présente cependant aucun risque, contrairement à l’éruption de février 2005 : d’importantes quantités de lave stockées sous des coulées récentes dans la plaine des Osmondes avaient soudainement jailli, dévalé les pentes du Grand-Brûlé, se jetant ensuite dans l’océan. Or, actuellement, l’éruption est confinée au cratère Dolomieu. Mais l’évolution de l’activité a de quoi laisser perplexe. Des projections régulières, d’importance variable, sont toujours visibles, de même que des coulées... à condition de se montrer patient.
F.M.-A.