Retour...
ARTICLE DU 20/09/2006



Le deuxième belvédère fermé au public


L’éruption qui fête aujourd’hui à 11 h 35 sa troisième semaine d’activité dans le Dolomieu se poursuit à un rythme soutenu.
(photo Caroline Laurent)

L’éruption qui fête aujourd’hui à 11h35 sa troisième semaine d’activité dans le Dolomieu se poursuit à un rythme soutenu. “Après avoir atteint un niveau légèrement supérieur au niveau initial vendredi dernier, indique l’Observatoire, le trémor est dans une phase de décroissance lente. Actuellement son niveau se situe à environ 70% du niveau initial.” La préfecture a pris la décision de fermer le deuxième belvédère. “Le poste de la gendarmerie, présent en fin de parcours du sentier balisé, a été fermé pour des raisons de sécurité. En effet, l’activité du volcan provoque de fortes chaleurs”. Le niveau d’alerte 2, éruption en cours, du plan de secours spécialisé volcan est maintenu. L’accès à l’enclos à partir du Pas de Bellecombe est ouvert de 6 à 13 heures. La seule plate-forme d’observation encore accessible à hauteur de la Soufrière doit être évacuée au plus tard à 15 heures. Il n’est toujours pas possible d’accéder au site de l’éruption la nuit. Le tour complet des cratères (13 km) est donné pour 4h30 de marche. Pour des marcheurs moyens, comptez deux heures aller et deux heures retour pour atteindre les plates-formes d’observation.


Des éruptions inimaginables
Il y a 5 000 ans, l’éruption du Piton Trou Blanc, là où ne se trouvait pas encore la Plaine-des-Cafres a envoyé des torrents de lave qui ont dévalé la pente jusqu’à Saint-Pierre. Les volcanologues ont également établi la réalité d’éruptions qui dépassent l’imagination à partir du Chisny dans la Plaine des Sables ou du Comerson. Mais, qu’Hilaire Maillot se rassure, l’éruption du Piton d’Enchaing ou du Piton des Neiges n’est pas pour demain. Profitant d’une conjoncture favorable autour du Karthala aux Comores et du Piton de la Fournaise à La Réunion des chercheurs et étudiants de l’université de La Réunion dont Nicolas Villeneuve se sont investis dans la continuité de certaines recherches et ont initié de nouveaux programmes sur le risque volcanique. “La première étape de ce travail a consisté en deux études distinctes en s’appuyant sur des données d’ores et déjà disponibles et structurées, explique Nicolas Villeneuve. Ainsi concernant le Piton de la Fournaise ont été imaginés des scénarii de crises majeures à l’aide de codes de simulation d’écoulements et d’un système d’information géographique”. Ainsi, Nicolas Villeneuve et ses collègues ont reproduit virtuellement entre autres les coulées de Trou Blanc, du Chisny et du Comerson. “Le point fort de cette étude est qu’elle a pour vocation de chiffrer les conséquences d’une hypothétique éruption hors enclos. Cette approche se positionne tant en terme de gestion, évacuation de la population qu’en terme de conséquences économiques, champs détruits, routes coupées”...