Une éruption grand public

Le deuxième belvédère offre une vue imprenable sur le cône éruptif.
La foule était au rendez-vous, hier, sur le volcan pour profiter enfin d’une éruption que tout un chacun pouvait admirer sur les deux belvédères aménagés pour l’occasion. Un spectacle toujours aussi majestueux, surtout quand on se retrouve à moins de cent mètres du cône éruptif qui crache encore régulièrement de belles projections de lave.
Avec plus de 500 voitures sur le parking du Pas de Bellecombe et des véhicules stationnés jusqu’au croisement avec la route du gîte, la fréquentation du volcan était hier considérable. Il faut dire que la dernière fois que la Préfecture avait autorisé l’accès à une éruption en cours, sans tenir les marcheurs à des kilomètres des meilleurs sites d’observation, cela remonte à belle lurette. Alors, impossible de bouder son plaisir et profitons in situ du spectacle qu’offre la nature.
Enfin une éruption grand public et ce qui ne gâche rien elle reste encore à grand spectacle. Bon, c’est vrai, pas vraiment de torrent de lave à se mettre sous l’objectif, mais le cône éruptif reste vaillant. “Ça fait un peu plus d’une heure que je suis là et le rebord du cratère est bien monté de deux mètres”, soulignait l’adjudant Pierre Van Der Eecken. Le gendarme, positionné sur la deuxième plate-forme, veillait à ce que le public ne franchisse pas les limites établies la veille par l’ONF. Les belvédères ouverts aux amoureux du volcan sont assez bien étudiés. Sur le dernier, le public se retrouve à moins de cent mètres du cône éruptif qui crache encore de belles projections de laves. Les plus timides ne montent qu’à une vingtaine de mètres, mais de temps en temps le volcan donne de la voix et projette des chapelets de lave à près de quatre-vingts mètres de haut. Le spectacle est au rendez-vous, même s’il a un peu perdu de sa superbe. “Cette nuit on voyait encore des vagues dans le lac de lave”, témoignait hier matin Jean Perrin. Le vice-président du CDDV a eu la chance de passer la nuit à la belle étoile en observant le cône se refermer. D’autres, sans autorisation de la Préfecture, on fait de même pour profiter au maximum du spectacle. À l’arrivée des gendarmes, ils se sont fait sermonner pour leur imprudence. Il n’en reste pas moins que la Préfecture serait peut-être bien inspirée un de ces jours de laisser l’accès libre en nocturne. C’est le meilleur moment pour profiter d’une éruption à condition de rester prudent, bien sûr. Allez, encore un petit effort.
Textes et photos : Pierre Leyral
Heures d’ouverture : l’enclos est ouvert à partir de 6 heures du matin et les marcheurs peuvent descendre dans l’enclos jusqu’à 13 heures. Les gendarmes installés sur les plates-formes d’observation ont pour consigne de faire rentrer les randonneurs à partir de 15 heures et pas question de traîner sur les belvédères. Mieux vaut donc arriver le plus tôt possible pour bénéficier de plus de temps pour admirer le volcan dans des conditions météorologiques acceptables.
La marche : l’itinéraire à suivre est l’accession du volcan par le sentier de la Soufrière (à gauche après la chapelle Rosemont). La marche ne présente pas de grosses difficultés. Pour arriver à la première plate-forme d’observation, il faut compter entre 1 h 30 et 2 heures de marche depuis le Pas de Bellecombe. Comptez vingt à trente minutes de plus pour rejoindre le deuxième belvédère, qui est le plus intéressant. Le retour est aussi rapide.

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Malgré la meilleur volonté canine, nos amis à quatre pattes fatiguent vite sur les pentes du volcan

La majorité des marcheurs a du attendre 7h30 pour descendre dans l'enclos, le temps de faire sauter la chaine qui barrait le portail des escaliers du Pas de Bellecombe.

Aprés le spectacle, il faut bien reprendre des forces et ne pas oublier de repartir des 15h, direction le Pas de Bellecombe.

A 6h, la foule est déjà au rendez-vous pour découvrir l'éruption après deux petites heures de marche.

Equipement de rigueur ou presque.