Une troisième semaine
Il y a deux semaines, le jeudi 20 juillet, à 4 h du matin, débutait la première éruption de l’année 2006. Au bout de quinze jours d’activité, le cône qui s’est peu à peu édifié vers 2 150 mètres d’altitude, au pied sud-ouest du cône terminal du piton de la Fournaise, est presque refermé. Hier, selon l’observatoire volcanologique qui s’est rendu sur le site, il n’émettait plus que des projections espacées et aucune coulée n’était visible à proximité immédiate. Les scientifiques ont néanmoins entendu bouillonner le lac de lave présent au fond du cratère. Le cône émet un panache visible, si l’on y prête attention, dès avant la descente en voiture dans la plaine des Sables, signe d’un dégazage “non négligeable”, indique encore l’observatoire. Les coulées, après leur sortie en tunnel depuis le cône, semblent revenir circuler à l’air libre plusieurs centaines de mètres plus bas, au sud-sud-ouest, dans le secteur de l’éruption de mai 2004, où elles s’étalent sans progresser. Le trémor éruptif enregistré par les instruments du réseau de surveillance du volcan est toujours qualifié de “stable et constant”. Depuis la réouverture de l’enclos au public, vendredi, la météo ne s’est guère montrée favorable, très changeante. Selon la préfecture, depuis le week-end dernier, la fréquentation, tout aussi variable, n’a jamais dépassé 120 véhicules au pas de Bellecombe où est en place un dispositif de sécurité qui est maintenu. Hier, un touriste d’une cinquantaine d’années s’est blessé à une cheville, en fin de matinée, non loin de la stèle située dans les pentes qui mènent au cratère Bory. Il a été transporté à l’hôpital de Saint-Pierre par l’hélicoptère de la gendarmerie, après sa prise en charge par des hommes du Peloton de haute montagne (PGHM). L’accès à l’enclos du volcan est actuellement possible à partir de 6 h du matin (dernière descente à 13 h), avec retour au pas de Bellecombe à 18 h, heure de fermeture du portail.
F.M.-A.