L’intensité de l’éruption en augmentation

Hier matin, le beau temps a permis aux scientifiques de l’observatoire volcanologique de faire la tournée du réseau de surveillance du piton de la Fournaise dont deux stations sont soudainement devenues silencieuses durant le week-end. De fait, au cratère Château-Fort, à un kilomètre environ du site de l’éruption en cours depuis jeudi dernier, une station sismique et deux inclinomètres (chargés de mesurer les déformations des flancs du volcan) ont été enfermés à jamais dans un sarcophage de lave, recouvert par les coulées. Pas de chance, ce matériel d’une valeur de 20 000 euros avait été installé il y a quelques semaines à peine et il faudra bien le remplacer car il concourt à la surveillance et à l’étude du fonctionnement du volcan. Dans la foulée, le piton de la Fournaise s’est un peu ragaillardi, le trémor éruptif augmentant progressivement hier. Mais son niveau étant très faible dès après le début de l’éruption, les scientifiques n’accordent à ce point aucune signification particulière dans l’immédiat. Il faudra attendre de savoir si cette tendance se confirme. Les observateurs présents sur le site de l’éruption ont pu voir que le cône, qui expulse de la lave en permanence, continue de croître. De très nombreuses coulées s’étalent entre ce point et le cratère Château-Fort, sans le dépasser. Un spectacle qui vaut le coup d’oeil depuis le point d’observation du piton de Bert.

F.M.-A.
L’accès à l’enclos du volcan reste interdit. Point de vue sur l’éruption au piton de Bert (à 2 kilomètres à vol d’oiseau du site éruptif).