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ARTICLE DU 1/03/2005

“Nous n’avons jamais été informés"


Pas contente du tout, Catherine Elma de Bois Blanc. Pourtant aux premières loges, les habitants de ce quartier ont été les derniers informés de l’évolution de la situation. En prime, ils ont du affronter les insultes des visiteurs venus découvrir le spectacle dont eux-mêmes ont été frustrés.

“Sachant que dans notre village nous ne recevons que Télé Réunion et Radio Réunion (à moins d’avoir le satellite) nous avons été surpris de n’avoir reçu aucun communiqué officiel sur notre situation. Les rumeurs d’évacuation ont circulé, ce qui est normal et à aucun moment la préfecture n’a donné de position officielle. Quand on a appelé la préfecture on nous a dit qu’ils était en relation avec les gendarmes, sauf que ceux-ci n’en savaient pas plus que nous. Après une nuit très agitée, je me réveille comme tant d’autres samedi et me branche sur Radio Réunion (je n’ai pas d’autre choix) et la préfecture informe les touristes qui comptent se rendre sur Saint-Philippe de se garer dans le sens du retour. Par contre nous qui risquons de tout perdre il n’y a rien pour nous. Ce n’est qu’à 17 h toujours sur Radio Réunion que j’apprends que la population est prête à une évacuation immédiate depuis hier soir par la voix du directeur de cabinet du préfet , mais toujours pas de préfet. Ah bon !!!! A moi personne n’a dit qu’il fallait se tenir prêt sauf les rumeurs dont il ne fallait pas tenir compte. On nous dit que le préfet a rencontré la population, je ne l’ai pas vu chez moi ni chez mes voisins. Pourtant nous étions tous dans la rue suite aux séismes que nous avons ressentis. Le préfet s’il est venu au niveau de la coulée, n’a rencontré que des spectateurs extérieurs au village puisque nous étions nous devant notre poste de Tv ou à côté de la radio. Et bien sûr rien. Moralité : comme d’habitude nous allons observer notre volcan nous-mêmes et prévenir ensuite les autorités des événements récents. Encore une chose quand nous avons essayé de nous déplacer dans notre village, les gens nous insultaient parce qu’ils croyaient que la rue était piétonne après être sortis du bus de la Cirest. Mais les gens de Bois Blanc vivent eux aussi. Là aussi un communiqué officiel n’aurait pas été de trop. Au fait M. le préfet la coulée, c’était joli ? parce que moi je n’ai toujours pas eu le courage d’aller la voir ?”