Après avoir semblé s’éteindre de sa belle mort, l’éruption a repris.

L’éruption qui a débuté il y a une
semaine aujourd’hui est entrée dans une nouvelle phase mardi. Le trémor a encore
légèrement augmenté. La lave est à nouveau visible depuis la route nationale 2
et s’écoulait hier dans la journée dans les dernières pentes qui surplombent la
forêt du Grand-Brûlé. Mais la route nationale 2 est loin, très loin, à près de 4
kilomètres.
Après avoir semblé s’éteindre de sa belle mort, l’éruption a repris. Dès lundi soir, des habitants du Tremblet avaient vu des lueurs dans le ciel de l’enclos alors que le piton de la Fournaise s’était mis en veilleuse, éteignant ses feux dès samedi. De fait, l’observatoire a constaté une petite augmentation du trémor éruptif. Et cette tendance se confirme au fil des jours, pour la plus grande joie des spectateurs sans aucun doute. Pourtant, certains signes occupent l’attention des scientifiques dans leur mission de surveillance. Une légère sismicité est toujours enregistrée par le réseau d’instruments qui auscultent le volcan. Trois (de faible magnitude, 0,5) mardi et hier encore. Et il y a l’ouverture de cette nouvelle fissure à la base même du rempart de Bois-Blanc, à la limite de l’enclos, à 1 200 m d’altitude, au lendemain du week-end. Pour ces raisons, le risque d’une phase d’activité ultérieure comme l’ouverture de nouvelles fissures dans le prolongement des précédentes, mais hors enclos cette fois, au-dessus de zones habitées, ne peut être écarté. Si aucun élément ne vient appuyer cette hypothèse pour l’instant, les scientifiques de l’observatoire, qui gardent en mémoire les éruptions hors enclos de 1977 et 1986, préfèrent voir large.
F.M.-A.




Enclos ouvert au public Mieux vaut le répéter, l’enclos du volcan est ouvert au public depuis hier. Seul l’itinéraire balisé classique vers le sommet (sentier du tour des cratères) est autorisé.
D’où voir l’éruption