La coulée attendue de pied ferme !

François Martel-Asselin

Pour voir
l’éruption
- Une règle impérative ces jours-ci :
renseignez-vous sur la météo et la circulation avant de partir
(bulletins météo, radios…). Inutile d’encombrer les routes alors que
la circulation est déjà difficile dans certains
secteurs.
-L’accès à l’enclos est toujours interdit et le
restera tant que l’observatoire volcanologique continuera
d’enregistrer une forte sismicité (lire par ailleurs). De toute
façon, l’éruption n’est pas visible du pas de Bellecombe.
-Le
plus simple : dans le Grand-Brûlé, sur la RN 2 … si l’on ne craint
pas les embouteillages.
- Pour marcheurs : le Nez coupé de
Sainte-Rose. Les amateurs de randonnée doivent savoir que cet éperon
rocheux, qu’on rejoint en partant du pas de Bellecombe, offre un
balcon sans égal sur les fontaines de lave qui jaillissent dans les
Grandes pentes, même sans jumelles. Par beau temps, le panorama
englobe tout l’enclos du sommet du volcan à l’océan. 700 m de vide
et la plaine des Osmondes à vos pieds.
Quatre bonnes heures de
marche aller retour, remontée assez exigeante (300 m de dénivelé).
A ne pas entreprendre par temps incertain pour des raisons de
sécurité (et vous ne verriez rien). S’équiper comme pour une
randonnée en montagne.
Séismes sous le Dolomieu
Le début d’une éruption et la
libération du magma signent généralement la fin de la crise sismique
qui a accompagné sa montée vers la surface et la fracturation des
couches sous-jacentes. Or, une forte sismicité (un événement de
magnitude 2 hier après-midi) continue d’être enregistrée par le
réseau de surveillance du volcan à l’aplomb du sommet. Cette
activité pourrait être liée à la vidange des chambres magmatiques :
la nature ayant horreur du vide, des réajustement se produisent sous
forme de probables effondrements, souvent invisibles en surface, qui
pourraient éventuellement provoquer la fin de l’éruption en
“coupant” son alimentation. Mais il arrive aussi qu’ils prennent une
forme plus spectaculaire, potentiellement dangereuse (phénomènes
explosifs). Raison supplémentaire de fermeture de l’enclos.
Pour accéder au Grand-Brûlé ce week-end
Le vendredi
noir de l’éruption d’août 2004, des milliers d’automobilistes
bloqués pendant plusieurs heures voire une partie de la nuit dans le
Grand-Brûlé ne sont pas près de l’oublier.
Les automobilistes qui
protestent le plus fort ont néanmoins une bonne part de
responsabilité : le plus souvent, ce sont des véhicules mal garés
qui ont contribué à la paralysie de l’étroite route nationale 2. A
eux de tirer les conséquences de leur indiscipline.
Si
l’organisation de l’accueil du public reste encore à définir
semble-t-il, le stationnement est “interdit sur la route nationale
en provenance de Saint-Benoît de la Vierge au parasol au kiosque”,
indique la préfecture. Un système de navettes par bus sera mis en
place par la Cirest dimanche. Il est recommandé de “privilégier
l’accès routier par Saint-Pierre” …
Des équipes de gendarmes
seront en place ainsi que deux postes médicaux avancés
(sapeurs-pompiers) et même un hélicoptère militaire, à
Saint-Philippe.