Retour...
ARTICLE DU 17/02/2005
Notre volcan pourrait bientôt faire reparler de lui : l’activité sismique a repris voici une dizaine de jours. Après trois éruptions en 2004, une nouvelle éruption n’est pas à exclure dans les semaines à venir.



Le piton de la Fournaise s’agite

Depuis une semaine ; l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise enregistre une sismicié qualifiée “d’assez soutenue”. Jusqu’à une cinquantaine de séismes sont détectés quotidiennement par le réseau de surveillance du volcan, qui ont conduit l’équipe scientifique à préconiser aux autorités un passage en préalerte qui pourrait donc intervenir rapidement.
En effet, indiquait hier Philippe Kowalski, responsable technique de l’observatoire,“une éruption est possible à court ou moyen terme”. On sait ce qu’il en est au piton de la Fournaise : certaines éruptions débutent après des alertes relativement brèves, quasiment sans prévenir. Or, tel n’est pas vraiment le cas puisque le volcan avait déjà montré des signes d’agitation tout au long du mois de décembre avant de retrouver son calme. Depuis une dizaine de jours, la sismicité a donc repris, au rythme de dix à cinquante évenements quotidiens. Elle est accompagnée de déformations (un gonflement) “sensibles” selon l’observatoire, détectées par les extensomètres, particulièrement depuis une semaine maintenant.

3 éruptions en 2004
Depuis l’éruption de 1998, qui avait duré près de six mois, le piton de la Fournaise est le théâtre de plusieurs éruptions chaque année. En 2004, la lave a jailli à trois reprises sur ses pentes.L’éruption la plus spectaculaire, au mois d’août, a vu les coulées traverser la route nationale 2 à plusieurs reprises avant de se jeter à la mer, le 25 août. Deux plates-formes de plusieurs hectares se sont édifiées sur l’océan, cette phase s’achevant par un véritable feu d’artifice avec la formation de plusieurs cônes en bord de mer, fruit de la rencontre furieuse entre la lave et l’eau de mer. On ne peut plus guère contempler que les vestiges de ces cônes devant l’ancienne falaise littorale du Grand-Brûlé.

François Martel-Asselin