Les conseils donnés ci-dessous ont été établis sur la base de l’activité visible hier. Entre-temps, les conditions météorologiques et l’activité éruptive peuvent avoir changé, qu’on se le tienne pour dit !
- Depuis la route nationale 2, on peut admirer les fontaines de lave dans les Grandes pentes. Il faut choisir son point d’observation ! Attention : le stationnement est autorisé sur un seul côté de la route pour éviter la paralysie de la circulation. Evitez de vous garer n’importe comment !
- L’accès au Nez coupé de Sainte-Rose, à partir du pas de Bellecombe, est autorisé entre 6 h et 15 h 30, dans la limite de 200 personnes. L’accès est interdit entre 17 h 30 et 6 h. L’ONF et la préfecture justifient cette mesure par l’exiguïté du site où la végétation masque parfois le vide. Autant ce point de vue unique sur les Grandes pentes ne présente pas de dangers majeurs pour des randonneurs avertis en plein jour ou même la nuit, autant la présence nocturne simultanée de nombreux visiteurs, parmi lesquels sans doute des marcheurs très occasionnels, peut générer des accidents. Dommage tout de même... Comptez environ quatre heures aller-retour (attention, environ 300 m de dénivelé positif au retour sur un sentier pas toujours facile). Renseignez-vous sur la météo prévue. Equipez-vous comme pour une véritable randonnée en montagne avec protection contre la pluie et le soleil.
- Au pas de Bellecombe, un poste de secours est ouvert de 6 h à 18 h. L’interdiction d’accès à la partie haute de l’enclos et de poser d’hélicoptères sont maintenus.
Bois-Blanc épargné par le scénario catastrophe
Au scénario éruptif le plus pessimiste un moment envisagé par l’observatoire volcanologique lundi après-midi a répondu un ouf de soulagement le soir-même lorsque la gendarmerie a annoncé que les coulées issues de la deuxième fissure éruptive étaient bien observées à l’intérieur de l’enclos. Dans l’immédiat au moins, l’écart de Bois-Blanc niché juste derrière le rempart de l’enclos pouvait donc souffler : pas d’évacuation comme en janvier 2002, lorsqu’une sismicité démesurée avait laissé craindre l’ouverture de fissures éruptives dans les hauts du village, menace qui ne s’était pas concrétisée. Ce scénario a néanmoins constitué l’un des points examinés par les responsables de service réunis sous l’autorité du préfet hier, afin, entre autres, de bien recaler le rôle de chacun dans le cadre de la nouvelle version du plan de secours spécialisé volcan publiée en octobre dernier. Tout simplement, et sans qu’il soit question de susciter d’inutiles inquiétudes. Après tout, on est presque rodé à Sainte-Rose et Saint-Philippe, meurtris en 1977 et en 1986 par les coulées volcaniques.