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ARTICLE DU 27/12/2005

Des coulées visibles de la RN 2
Le cinéaste Alain Gérente, témoin inlassable des spectacles du piton de la Fournaise, a assisté hier en fin d’après-midi aux toutes premières minutes de l’éruption. Il a enregistré ainsi un chapitre de plus de l’histoire du volcan le plus turbulent de la planète, qui complétera la saga qu’il écrit depuis une trentaine d’années. (Photos Alain Gérente / Paul Edouard Bernard De Lajartre)


La quatrième éruption de l’année a débuté hier après-midi. Après une phase éruptive de moins de trois heures dans le nord de l’enclos, d’autres coulées ont jailli dans la soirée à plus basse altitude. Selon la gendarmerie, elles se trouvaient vers 0 h 30 à une distance estimée à 4 kilomètres de la route nationale 2.

L’évolution redoutée en fin d’après-midi par l’observatoire volcanologique, qui n’écartait pas l’hypothèse d’une éruption hors enclos, ne s’est pas produite. Cependant, la situation s’est précipitée en fin de soirée après le bref épisode éruptif en haut de l’enclos l’après-midi, l’équipe scientifique constatant une augmentation de l’activité enregistrée par le réseau de surveillance du piton de la Fournaise. De fait, mobilisée vers 23 h, une patrouille de gendarmerie de la brigade de Sainte-Rose apercevait une coulée, sans vraiment pouvoir la localiser, “sur le trajet des coulées de ces dernières années”, donc dans la partie du Grand-Brûlé en secteur Sainte-Rose, et à environ “quatre kilomètres de la route nationale”, une estimation grossière en raison de la nuit noire qui masquait les éléments de repère dans le paysage. Rien à voir donc avec la coulée observée observée dans l’après-midi et qui s’était comme “éteinte” brusquement vers 20 h sous les yeux de quelques témoins idéalement postés. La patrouille, en raison des conditions dans lesquelles s’est mise en place cette coulée, annonçait rester sur place pour assurer une surveillance ininterrompue. Chacun garde en mémoire ces coulées nées à basse altitude en janvier 2002 ou en février 2005, capables d’avaler des distances inhabituelles en quelques heures parfois... Même si une coupure de la route nationale 2 n’était pas envisagée hier soir, foi de gendarme, on n’avait pas l’intention de se laisser surprendre !


F.M.-A














L’accès à l’enclos du volcan est interdit. Aucune activité n’était plus visible hier soir du piton de Partage.