Des coulées visibles de la RN 2
L’évolution redoutée en fin d’après-midi par l’observatoire volcanologique, qui n’écartait pas l’hypothèse d’une éruption hors enclos, ne s’est pas produite. Cependant, la situation s’est précipitée en fin de soirée après le bref épisode éruptif en haut de l’enclos l’après-midi, l’équipe scientifique constatant une augmentation de l’activité enregistrée par le réseau de surveillance du piton de la Fournaise. De fait, mobilisée vers 23 h, une patrouille de gendarmerie de la brigade de Sainte-Rose apercevait une coulée, sans vraiment pouvoir la localiser, “sur le trajet des coulées de ces dernières années”, donc dans la partie du Grand-Brûlé en secteur Sainte-Rose, et à environ “quatre kilomètres de la route nationale”, une estimation grossière en raison de la nuit noire qui masquait les éléments de repère dans le paysage. Rien à voir donc avec la coulée observée observée dans l’après-midi et qui s’était comme “éteinte” brusquement vers 20 h sous les yeux de quelques témoins idéalement postés. La patrouille, en raison des conditions dans lesquelles s’est mise en place cette coulée, annonçait rester sur place pour assurer une surveillance ininterrompue. Chacun garde en mémoire ces coulées nées à basse altitude en janvier 2002 ou en février 2005, capables d’avaler des distances inhabituelles en quelques heures parfois... Même si une coupure de la route nationale 2 n’était pas envisagée hier soir, foi de gendarme, on n’avait pas l’intention de se laisser surprendre !





