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ARTICLE DU 22/11/2005

L’observatoire envisage deux scénarios d’éruption


L’accalmie qui a succédé à la petite crise sismique de mercredi dernier a été de courte durée : l’activité a repris de plus belle ce week-end au piton de la Fournaise où l’observatoire volcanologique a noté surtout une augmentation de la magnitude des séismes. On pourrait assister soit à une suite de l’éruption sommitale du 4 octobre, soit à une nouvelle éruption, n’importe où sur le massif du volcan.


“Le nombre de séismes est élevé et les magnitudes sont de plus en plus importantes”, indique le bulletin de l’observatoire diffusé hier. Ce n’est pas tant leur nombre (autour d’une soixantaine chaque jour) que leur intensité qui est remarquable, selon l’équipe scientifique de la Plaine-des-Cafres ; plusieurs événements ont en effet atteint une magnitude égale à 2, voire atteint 2,1 samedi, ce qui permet de les qualifier de “gros séismes” dans le cadre de l’activité du piton de la Fournaise. En revanche, seule une zone très localisée du sommet semble être le sièges de déformations correspondant à un gonflement du volcan. Mais l’activation d’un seul des extensomètres chargés de mesurer l’ouverture de plusieurs fissures équipées sur le massif ne permet pas aujourd’hui de compter sur ces instruments pour savoir quand l’éruption attendue va survenir : c’est en effet le croisement de leurs données qui avait permis au cours des années passées de définir avec succès un niveau de gonflement à partir duquel une éruption était considérée comme imminente.

Réalimentation ?


Au vu des éléments à sa disposition, Thomas Staudacher, directeur de l’observatoire, propose deux scénarios éruptifs possibles :

F.M.-A