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ARTICLE DU 12/10/2005

Vacances volcaniques : prudence...

Ce chien tranquillement assis au bord du cratère risque gros : des pans entiers de falaise, 
déstabilisés par les éruptions successives, ne demandent qu’à s’effondrer. Heureusement, 
le gendarme en poste sur le site à côté des touristes veille (photo F.M.-A.)


Avec le début des congés scolaires aujourd’hui, l’affluence au volcan risque de redoubler. Parmi les visiteurs attirés par le spectacle, beaucoup ne sont pas nécessairement des adeptes de la randonnée en montagne. Ils doivent tenir compte de cet élément.

Le dernier bulletin de l’observatoire volcanologique décrit une éruption qui a pris sa vitesse de croisière. Le trémor, après une nette augmentation au cours de la journée de vendredi, a retrouvé un niveau proche de celui du début de l’éruption, ce qui correspond bien à l’activité observée : la lave a recouvert 30 à 50 % de la surface du plancher du cratère Dolomieu, au sommet du volcan. Le cône éruptif croît lentement, au rythme des explosions qui projettent des lambeaux de lave dans les airs, de manière plus ou moins visible depuis les deux points d’observation aménagés. Les coulées se répandent assez loin du cône en direction des spectateurs juchés sur les bords du rempart. La descente dans l’enclos reste possible à partir de 6 h du matin, jusqu’à 14 h. L’évacuation des sites d’observation est fixée à 15 h 30. Le temps de trajet évalué à 4 heures (pour le point d’observation le plus lointain) s’applique à des randonneurs et non à des marcheurs occasionnels. Il ne tient pas compte des petites pauses et autres arrêts. Aussi prévoyez un allongement notable de votre temps de parcours, selon vos capacités. Le soleil est le plus traître ami du randonneur en altitude : la fraîcheur de l’air et le vent en cette saison masquent ses effets tels que les coups de soleil et la déshydratation. Ce n’est pas une raison pour oublier des habits chauds et une protection contre la pluie. Des gendarmes de la compagnie tournante, basés habituellement à Strasbourg, assurent la sécurité dans l’enclos ... après une mission de maintien de l’ordre à Mayotte et la visite de Nicolas Sarkozy à la Réunion. Ils découvrent donc le volcan au même rythme que les touristes qui gravissent les pentes du volcan et il ne faut pas compter sur eux pour jouer le rôle d’hôtesses du CTR. A eux aussi, la Réunion laissera de beaux souvenirs, à n’en pas douter. François Martel-Asselin