La préfecture pouvait souffler hier soir, au terme du cinquième jour de l’éruption qui a débuté mardi dernier.
A près deux évacuations samedi pour un malaise et une crise de sciatique, seulement
deux entorses ont été déplorées hier ... dont l’une sur le parking, à deux pas de
l’ambulance des sapeurs-pompiers ! L’autre victime a pu regagner seule le pas de Bellecombe.
Plus de 3000 visiteurs se ainsi retrouvés sans encombre ce week-end sur le site du volcan
décrits de l’avis général comme “très disciplinés”, malgré quelques incartades isolées...
Le même
dispositif sera donc reconduit pour le courant semaine, quoique allégé. Les conditions d’accès à
l’enclos du volcan restent identiques :
- ouverture de l’enclos à 6 h le matin. Pas d’accès possible après 14 h.
- évacuation des plates-formes d’observation à 15h30.
- fermeture de l’enclos à 17h30 Seul l’itinéraire vers la Soufrière est autorisé.
L’accès direct au cratère Bory est interdit. Les visiteurs doivent respecter la signalisation et
les consignes affichées.
Aucune activité n’était visible hier du premier poste
d’observation de la Soufrière. Il fallait donc poursuivre vers le bord sud-est du cratère Dolomieu
pour voir de temps à autres la lave jaillir du cône actif, situé à plus de six cents mètres de là.
Ce cône ne présente plus en effet aucune échancrure dans ses flancs depuis samedi, ce qui limite
le spectacle.
L’intensité du trémor éruptif a augmenté depuis samedi,
atteignant une valeur proche de celui enregistré quelques heures après le début de l’éruption,
selon l’observatoire volcanologique, ce qui pourrait indiquer un élargissement de la cheminée
d’alimentation de l’éruption. L’aller-retour vers le sommet du volcan, donné pour 4 heures, ne tient
pas compte des pauses. Dans des conditions normales, arrêts compris, il vaut mieux tabler sur un périple
de 6 à 7 heures au total pour profiter de la visite. Autant le savoir pour prévoir un équipement adapté.
François Martel-Asselin