Réouverture de l’enclos ?

L’éruption qui a débuté mardi semblait hier stabilisée, mais une évolution reste toujours possible. Interrogé hier après-midi, le colonel Autret, chef d’état-major pour la protection civile, préférait donc ne pas s’avancer outre-mesure sur l’éventualité d’une réouverture de l’enclos au public, fermé depuis le début de l’éruption, mardi. Le nouveau préfet de la Réunion, Laurent Cayrel, s’est montré en revanche plus prolixe hier soir, interrogé par RFO. Il a confirmé qu’au terme de la réunion des services concernés prévue ce matin, il prendrait sa décision sur la possibilité d’accéder à nouveau à l’enclos du volcan : “Je ne pense pas qu’il faille interdire l’accès, mais l’organiser”, a-t-il souligné, en réponse aux craintes exprimées tout récemment par le nouveau directeur de l’ONF qui s’inquiétait, voire menaçait, face au comportement du public sur les éruptions et après la mise en cause de l’office suite à l’accident mortel survenu en août 2003. Constatant qu’“il y a des risques”, le préfet préfère donc s’entourer de toutes les garanties possibles, mais pas tant en faisant appel aux “forces de l’ordre” qu’en gérant l’afflux et en l’encadrant. Comment ? On en connaîtra sans doute les détails dans la journée si la décision de rouvrir l’enclos est prise. L’ONF, gestionnaire du site, devrait être largement associé à ce projet. Ses agents, qui se sont pris au jeu à l’occasion des coulées du Grand-Brûlé de ces dernières années, ont prouvé qu’ils pouvaient jouer un rôle pédagogique de premier plan.
F.M. -A.