ARTICLE DU 06/10/2005
L’éruption qui a débuté mardi vers 14 h 30 s’est brusquement fatiguée hier en début d’après-midi. Sauf réactivation, le cratère Dolomieu pourrait bien retrouver son calme. Pour combien de temps ?
Un épisode éruptif express ?
Ce matin, le piton de la Fournaise sera-t-il déjà rendormi ? Hier soir, en tout cas, l’activité qui a débuté mardi en début d’après-midi au sommet du volcan semblait au plus bas après avoir décru sans discontinuer depuis le milieu de la nuit de mardi à mercredi. Et à partir du début d’après-midi hier, le trémor volcanique s’est même effondré. Son niveau était hier soir neuf fois inférieur à celui du début de l’éruption. On peut en déduire qu’il n’y avait sans doute plus grand spectacle à contempler dans le cratère Dolomieu. Aucune observation n’a en effet été possible à partir de la soirée de mardi, tant les conditions météorologiques se sont dégradées. Les rares visiteurs du volcan se sont heurtés tout au long de la journée d’hier encore à un mur de vent, de brouillard et de pluie glaciale. Déception donc, surtout si la fin de l’éruption se profile déjà. Pourtant, le piton de la Fournaise pourrait bien ne pas nous laisser sur cette impression d’inachevé, après pas loin de quatre mois de préparation débouchant sur un épisode éruptif somme toute anodin. L’éruption qui a débuté mardi a en effet pour théâtre une zone du cratère Dolomieu connue comme très active (notre édition d’hier). En 2003, pas moins de quatre phases éruptives, d’une durée de quelques heures à une quinzaine de jours s’y sont succédé, espacées de jamais plus de cinq jours de repos. L’accès à l’enclos du volcan reste interdit jusqu’à nouvel ordre, à indiqué hier la préfecture, en attendant un nouveau point qui sera fait vendredi matin par les services de l’Etat.
F.M.-A.