ARTICLE DU 20/08/2005
Une semaine de préalerte
Vendredi 12 août, la préfecture activait la phase de préalerte du plan de secours spécialisé éruptions volcaniques, en raison de l’augmentation de l’activité sismique et du gonflement du sommet du piton de la Fournaise. Ces éléments laissaient en effet penser qu’une éruption était possible dans un délai estimé alors de quelques jours à quelques semaines, selon la formule consacrée. Une semaine plus tard, la préalerte prévaut plus que jamais : le nombre des séismes, jusqu’alors fluctuant, s’est stabilisé depuis ces derniers jours à un niveau quotidien d’une quarantaine ; le gonflement du volcan se poursuit. Mais il n’est pas possible pour autant de prédire la date de l’éruption attendue. L’accès au piton de la Fournaise est autorisé aux randonneurs, qui sont invités cependant à s’informer et à faire preuve de vigilance. En cas d’éruption imminente, l’alerte 1 serait en effet certes activée mais, on le sait, le délai est souvent relativement bref entre le déclenchement de l’alerte et le début de l’éruption (parfois moins d’une heure). Or, le temps de trajet de l’hélicoptère de la gendarmerie chargé de faire évacuer l’enclos en prévenant les visiteurs par haut-parleur ne peut guère être inférieur à trente minutes. Le volcan a été le théâtre de dix-huit éruptions depuis 1998, la dernière remontant au mois de février 2005.
François
Martel-Asselin