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ARTICLE DU 17/05/04



Cheveux de Pélé sur toute la région du volcan


Il en a souvent été question ces dernières années mais ils n’ont causé aucun dommage : hier encore, des cheveux de Pélé (et non pas Pelé…) se sont abattus en masse sur l’enclos et ses pourtours, voire les zones habitées environnantes. Ces “cheveux”, affublés du nom de la déesse hawaiienne des volcans, mais en réalité décrits pour la première fois à la Réunion par Bory de Saint-Vincent lors de son voyage à Bourbon, en 1801, sont en fait des goutelettes de lave littéralement filées lorsqu’elles sont expulsées du cratère. Ces très fines aiguilles (du diamètre d’un cheveu et très cassantes) représentent un danger pour les animaux qui pourraient les avaler (pâturage, points d’eau), voire pour les hommes s’ils consomment fruits et légumes contaminés. Quoiqu’il en soit, nous ne saurions conseiller trop aux visiteurs du volcan désireux de pique-niquer à proximité du site de vérifier qu’aucun cheveu de Pélé ne s’est glissé dans leur sandwich thon maïs…


• Dans le Grand-Brûlé : circulez, il n’y a rien à voir
Comme samedi déjà, les spectateurs se sont encore rendus nombreux hier au pied des Grandes pentes, envahissant les abords de la RN 2 pour tenter d’apercevoir la fameuse coulée dont on leur avait annoncé sur certaines ondes qu’elle allait couper sous peu la route. Comme samedi, ce fut peine perdue : le flot noirâtre avait déjà largement “séché”, et aucune activité nouvelle n’était visible en début d’après-midi. Pire encore : le plafond nuageux était si bas qu’il était impossible d’apercevoir les hauteurs où, samedi encore, l’on pouvait apercevoir les lueurs rougeoyantes de la roche volcanique en fusion. La coulée était donc bien là … Mais immobile. Depuis près de 48 heures, figée à un peu moins de deux kilomètres de la chaussée. Cela n’a pas empêché les badauds de venir en famille,. Ce dimanche improvisé au bord de la route n’a, de l’avis général, pas tenu toutes ses promesses.