ARTICLE DU 22/04/04
Une soixantaine de séismes ont été enregistrés en vingt minutes mardi soir par l’observatoire volcanologique. Malgré le retour au calme hier «la possibilité d’une éruption dans les jours à venir n’est toutefois pas entièrement à écarter», selon les scientifiques.
Deuxième crise sismique au volcan en trois semaines
Le piton de la Fournaise maintient un savant suspense. « Sous pression « depuis la mi-mars, il mijote lentement. Après la brève crise sismique du 1er avril (vingt-cinq séismes en neuf minutes), qui a justifié l’activation de la préalerte par la préfecture, l’activité semblait marquer le pas depuis bientôt une quinzaine de jours. Au point qu’on envisageait de retirer cette semaine la pancarte d’information du pas de Bellecombe demandant aux randonneurs de faire preuve de vigilance.
Or, mardi en fin d’après-midi, entre 18 h 23 et 18 h 44, une soixantaine de séismes se sont succédé en vingt et une minutes, atteignant une magnitude maximale de 1,7. Et, à la différence de la crise du 1er avril, le réseau de surveillance du volcan a enregistré cette fois de « faibles déformations « en zone sommitale, qui indiquent une vraisemblable montée du magma dans l’édifice du volcan.
Cette crise est pourtant restée sans suite. Et, en raison de sa brièveté, la décision d’activer l’alerte numéro 1 dite d’éruption imminente (mesure qui entraîne une fermeture de l’enclos) n’a pas eu le temps d’être prise.
Hier, matin –mercredi, jour de congé des primaires et avec le retour du beau temps sur le massif du volcan après quinze jours de météo détestable ? – comme si de rien n’était, des centaines de randonneurs partaient à l’assaut du piton de la Fournaise. Dans le même temps, les scientifiques de l’observatoire s’affairaient à réparer les stations de surveillance endommagées par la foudre le lundi de Pâques, pour être prêts à accueillir l’éruption que nous promet le volcan. Ce serait la deuxième de l’année 2004.
• Préalerte en cours.
L’accès à l’enclos du volcan est autorisé. Vigilance recommandée aux randonneurs qui doivent se conformer aux conseils de l’ONF affichés au pas de Bellecombe et aux pancartes existant sur les sentiers balisés.