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ARTICLE DU 14/09/04
Depuis son nouveau réveil de ce week-end, le piton de la Fournaise s’est tenu très tranquille, le niveau du trémor restant faible. En raison du temps couvert, aucune reconnaissance n’a encore été possible. On ignorait hier soir quel type d’activité se déroulait au sommet du volcan.



Le volcan au ralenti


Le volcan est à nouveau en activité, depuis dimanche matin au moins. Mais celle-ci reste invisible. Cela se passe vraisemblablement vers 2 150 m d’altitude, au niveau du cône de l’éruption du 13 août, entrée hier dans son deuxième mois. Les premières lueurs de l’éruption ont été observées tôt dimanche matin. On ne sait même pas si des coulées ont descendu les pentes de la Fournaise même si le témoignage d’un couple d’habitants du Tremblet (notre édition d’hier) semble l’indiquer. Selon l’observatoire volcanologique, l’activité pourrait se limiter à celle d’une cheminée bouillonnante au niveau du cône si l’on en juge par la faiblesse du trémor éruptif. Le temps médiocre qui a sévi hier encore n’a pas permis de rendre visite au site de l’éruption. En tout état de cause, l’alerte 2, levée vendredi par la préfecture après la “fin” de l’éruption jeudi dernier, a été rétablie hier matin.

Deux fois en une semaine

Mais seul un panache a été observé au-dessus du flanc est du volcan, s’élevant au-dessus de la couche nuageuse. Et si ce n’est en début de soirée dimanche, aucune lueur n’a été visible ensuite, ni au cours de la nuit ni hier soir encore. C’est le même scénario qu’il y a une dizaine de jours qui est en train de se dérouler certainement : comme le 2 septembre déjà, la cheminée d’alimentation de l’éruption s’est encore bouchée jeudi dernier, ce que suggère la petite sismicité enregistrée la veille. Au bout de quelques jours d’arrêt de l’éruption, l’alimentation s’est réamorcée doucement, comme elle continue à le faire. "Il y a de la pression, souligne Thomas Staudacher, responsable de l’observatoire, comme le prouve la "montée" de l’extensomètre de la Soufrière". Les extensomètres constituent un maillon du réseau de surveillance du volcan, utilisés pour surveiller son gonflement : placés en travers de fissures particulièrement stables, ils sont très réceptifs à leur écartement lorsque sous la pression du magma, le sommet de la Fournaise se déforme, même dans des proportions infimes. Il faut maintenant attendre "que la porte s’ouvre", conclut le scientifique. Autrement dit, lorsque suffisamment de pression se sera accumulée, la lave finira peut-être par sortir pour de bon. Ce qui semble s’être produit, mais beaucoup plus vite, la semaine dernière.


• Du côté de la route nationale 2
Le sentier balisé sur les coulées récentes pour faciliter les déplacements des résidents des deux communes est ouvert en permanence.

A Saint-Philippe : le sentier aménagé vers le littoral et les coulées en mer est ouvert de 8 h à 17 h.
A Sainte-Rose : l’accès au littoral est interdit jusqu’à nouvel ordre.