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ARTICLE DU 07/09/04



Ça y est, ils ont vu la Fournaise couler !


Partis jeudi de métropole en ayant appris que le piton de la Fournaise s’était brusquement éteint, ces neuf touristes venus spécialement voir le volcan couler (notre édition de dimanche) ne s’attendait certainement pas à pareil coup de théâtre. L’avaient-ils seulement espéré ?
Clients du voyagiste Terra Incognita qui propose, outre d’incroyables voyages à travers le monde, des départs “spécial éruption”, nos neuf malheureux n’allait pas le rester trop longtemps.
Incroyable mais vrai, comme s’il leur souhaitait la bienvenue, le piton de la Fournaise s’est remis à jouer du trémor, lâchant d’abord quelques fumerolles avant de recommencer à cracher ce dimanche.
Sans attendre, la troupe s’est empressée de sauter dans ses chaussures de marche, en route pour le front de la coulée. Malheureusement, “nous n’avons rien vu”, rapporte Alain. Il leur faudra attendre hier et les bonnes nouvelles du matin pour leur réchauffer le palpitant.
C’est donc parti pour le Nez Coupé de Sainte-Rose, par le pas de Bellecombe, ce lundi en fin d’après-midi. Le ciel est parfaitement dégagé, “on voit même le cône et un bout de coulée”, lance leur accompagnatrice, Anne Le Garrec, encore sur le sentier.
Quelques minutes plus tard, depuis le point de vue, c’est le pied intégral : “Le spectacle est enfin là”, lâche Gisèle, émerveillée. “Le cône crache et fume gentiment dans un magnifique panache illuminé par le soleil. La coulée vient vers nous”, poursuit-elle sur le même ton.
“Grâce à la chance et à notre accompagnatrice, nous voilà face à un superbe spectacle”, remercie François.
Alain, pour sa part, tient à souligner la chaleur du volcan ainsi que celle des Réunionnais, tout simplement. Il a même eu le temps d’apprendre quelques mots de créole : “C’est gaillard !”, s’essaie-t-il joyeusement.
Maintenant qu’ils y sont, ils y restent, une bonne partie de la nuit en tout cas, à contempler ce tableau inespéré.
Prévoyant, le petit groupe s’est même payé le luxe de calculer par rapport à la vitesse de descente de la coulée le temps qu’elle pourrait mettre pour rejoindre la mer. Aux dires d’Alain, “Si cela se produit, on a toutes les chances d’y assister”. Ils reprennent l’avion jeudi soir i