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ARTICLE DU 03/09/04
A l’exception de quelques irréductibles, qui ont passé la nuit de mercredi à jeudi à proximité de la coulée Sud, le dernier bras à s’être formé du côté de Saint-Philippe est passé quelque peu inaperçu. Pourtant, lui aussi a vaillamment affronté les éléments pour atteindre l’océan.



Un dernier bras pour l’honneur


Dans la nuit de mercredi à jeudi, peu après minuit, la coulée Sud s’est fendue d’un nouveau bras qui est allé se noyer dans l’océan. Malgré sa taille réduite (5 mètres de large), cette nouvelle ramification n’a pas manqué de se donner en spectacle, en déversant dans l’eau d’impressionnantes cascades de lave. Rares sont ceux qui ont pu toutefois en profiter puisque le sentier longeant le littoral, aménagé par les agents de l’ONF (Office national des forêts), est resté fermé tout au long de la journée. Une mesure de précaution dictée par les caprices du volcan, dont personne ne pouvait alors prévoir l’arrêt soudain.
Était-ce déjà un signe de la fin de l’éruption ? Toujours est-il que le dernier bras d’honneur de la coulée Sud s’est rapidement tari dans la journée. Mais à l’image des autres traînées de lave, il a considérablement modifié le paysage, côté forêt comme côté mer. En “direct lave” du volcan, la nouvelle carte postale lunaire du Grand-Brûlé s’est donc un peu plus enrichie même si, hier, ce sont surtout les trois cônes apparus du côté de la plate-forme de Sainte-Rose qui ont occupé le devant de la scène.