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ARTICLE DU 02/09/04
Fumées toxiques, pluies acides, vent… Le spectacle offert hier par la coulée du volcan était sans commune mesure avec celui de la veille. Mais qu’importe. Le public est venu en masse durant toute la journée pour observer le serpent de lave se glisser dans son bain d’eau salée.



La star se fait capricieuse


“Ah, oui. Ça vaut le coup de descendre. C’est merveilleux” … Les discussions entre les visiteurs en train de remonter et de redescendre le sentier créé par l’ONF, au niveau de la ligne Hubert-Delisle, n’ont jamais cessé hier. Les traditionnels “C’est loin ?” laissent maintenant la place à un “C’est beau ?”. Et là, tout est question de goût. Mais force est de constater que quand les alizés venus de l’Est se lèvent, le spectacle prend une tournure tristounette. Certes le panache de fumée à la texture onctueuse impressionne. Certes, le ressac de l’océan couvrant de petites coulées attire l’attention… Mais c’est tout.

LE VENT GÂCHE TOUT

Hier, en effet, le vent venu de l’Est poussait les fumées sur le point de vue le plus au nord aménagé par l’ONF. Résultat, l’air est à peine respirable, l’acidité générale vous brûle la peau et les yeux. Il faut se protéger l’ensemble du corps et s’approcher doucement pour observer le spectacle. Dans ces conditions, mieux vaut préférer le deuxième point de vue, un peu plus au Sud. Le spectacle est le même et l’air plus respirable. Mais n’espérez pas voir le cône de la plate-forme littorale de Sainte-Rose. Quand il y a du vent, on ne voit rien… Bref, en venant du Sud, la randonnée de deux heures (aller-retour) vaut le coup si le vent est nul ou provient du Sud. Dans le cas contraire, les coulées se laissent à peine dévoiler. De vraies stars, on vous dit…




Les soldats du feu en action
Peu de monde s’en est fait l’écho. Pourtant, les pompiers veillent à la sécurité de tous depuis plusieurs semaines. Ils occupent en effet un poste médical avancé au niveau de la ligne Hubert-Delisle. Trois fois par jour, deux pompiers parcourent le sentier de l’ONF avec une trousse de premier secours. Les patients sont très souvent des personnes fatiguées ou légèrement blessées suite à une chute. D’autres cas sont plus épineux. “Nous savons secouru une dame qui venait de se faire opérer. Elle était encore en rééducation. Des personnes avec des antécédents, que ce soit de l’asthme ou du diabète, n’hésitent pas non plus à prendre de gros risques”, explique le sergent chef Para. Pour rappel, si vous envisagez cette randonnée, prenez une ou deux bouteilles d’eau, un foulard pour vous masquer le nez et la bouche au cas où vous devriez affronter le panache de gaz de l’éruption, de bonnes chaussures et des gants.