Retour...
ARTICLE DU 30/08/04
Plus de jaloux : les Sudistes ont eux aussi leur coulée depuis hier soir. Ce qui risque de rendre la circulation difficile pour de bon cette fois dans le Sud sauvage. Les premiers blocs de lave sont tombés sous les hourras d’une douzaine de témoins.



Une deuxième coulée à la mer


Passionnés du volcan, ils n’étaient qu’une poignée dans la forêt du Grand-Brûlé hier soir, ayant senti l’heure approcher. Vigilants, sur le gril depuis vingt-quatre heures, ils voyaient la côte approcher… Hier après-midi, la lave n’était plus qu’à cent mètres à peine de la falaise littorale. La coulée a finalement attendu la nuit tombée, sous l’œil complice de la pleine lune, pour plonger dans l’océan Indien. Après son premier grand plongeon quasi incognito de mercredi, plus au nord, elle a suscité de vivats enthousiastes de la part des admirateurs des œuvres du volcan.
Comme à la pointe du Grand-Brûlé, c’est un ruisselet de lave qui s’est déversé au cours des premières heures du haut de la falaise, atterrissant non pas en pleine mer directement mais sur une espèce de petite plage. Il faudra sans doute attendre le courant de la journée pour qu’une nouvelle plate-forme commence à s’édifier…


On souffle
Affluence minime dans le Sud ce week-end. Peu de badauds se sont déplacés pour observer la coulée de Sainte-Rose, au demeurant seulement visible de loin depuis le nouveau sentier créé par l’ONF,. 400 personnes avaient emprunté le chemin, hier, dans la matinée. Les gendarmes, de leur côté, annoncent une fréquentation de 1 000 personnes en continu sur le site. Les embouteillages sont restés au stade embryonnaire, grâce au stationnement sur un seul côté de la chaussée. Mais l’arrivée hier soir de la nouvelle coulée côté Saint-Philippe risque bien de changer la donne !
Côté Sainte-Rose, l’affluence a été moindre que samedi : environ 2 000 personnes selon la gendarmerie dans la journée, mais le rush c’est à partir de 17 heures !

Sous la tente des pompiers…
Côté Saint-Philippe, le poste de secours des pompiers a été reculé plus au Sud, au niveau de la ligne Hubert-Delisle. Soit quasiment en face du sentier ouvert par l’ONF. Il s’agit avant tout d’un repli stratégique plus que dicté par la sécurité, la tente n’ayant jamais été menacée par les coulées de lave. Les pompiers souhaitent simplement soigner les visiteurs le plus vite possible. Mais jusqu’à aujourd’hui, aucune blessure grave n’est à déplorer. On observe surtout des malaises.
De même côté Sainte-Rose, les quelques interventions enregistrées hier portaient toujours sur des petits bobos et autres blessures superficielles dues à des chutes ou des imprudences entraînant des brûlures légères.