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ARTICLE DU 29/08/04
Cela a été le chaos vendredi soir sur le site des coulées dans le Grand-Brûlé. Les gendarmes, les pompiers et les agents de l’ONF ont avoué hier qu’ils ont été débordés et impuissants face à la “marée humaine” estimée entre 10 000 et 15 000 personnes qui a déferlé sur le site du Grand-Brûlé. Et on craignait le pire encore pour hier soir, malgré des aménagements.

Les naufragés du volcan

Soirée de chaos vendredi dans le Grand-Brûlé

La situation ne s’est calmée que vers 4 h 30 du matin samedi. L’épisode du véhicule des pompiers bloqué pendant deux heures dans les embouteillages monstres et les 15 kilomètres de bouchon entre la coulée et Sainte-Rose ont marqué les esprits. Tirant la leçons, les autorités ont renforcé le dispositif à 24 gendarmes pour une meilleure fluidité de la circulation hier. La direction de l’opération a été confiée aux gendarmes de la brigade de Sainte-Rose, sous le commandement de l’adjudant José Acquaire. On notera entre autres que des agents de la brigade motorisée ont veillé au grain tout au long du trajet Piton-Sainte-Rose/Grand-Brûlé.
Les pompiers, eux aussi, ont travaillé en effectif renforcé. Un PC, sous le commandement du Lieutenant Johnny Morin, a été mis en place au cours de l’après-midi. Dix-sept pompiers comprenant des médecins et des infirmiers assurent le service au niveau du PMA (Poste médical avancé). Pas moins d’une dizaine d’interventions, dont sept blessures légères dues à des chutes ou des brûlures liées à la coulée, ont été enregistrées dans la journée. “Ce sont essentiellement des plaies superficielles”, rassure-t-on. On sait par ailleurs qu’hier soir, l’affluence de la foule au volcan était plus importante que celle de vendredi. Les forces de l’ordre attendaient le double, soit 20 000 à 25 000 personnes. Elles étaient servies !

Pana Reeve