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ARTICLE DU 29/08/04
Grâce au volcan, la Réunion a déjà gagné près de 2,5 hectares en superficie à la pointe du Grand-Brûlé (côté Sainte-Rose). À “l’embouchure” de la rivière de lave est née une nouvelle plage.



La plage de tous les dangers


Les vagues de l’océan venaient y mourir. Son sable noir a attiré quelques inconscients qui y venaient jouer avec le… feu. Muni d’un bâton, un jeune homme titillait un bloc encore incandescent, tandis qu’un autre n’hésitait pas à y amener sa fille de 3 ans pour une séance photos et vidéo… Jusqu’à ce qu’une forte vague ne vienne punir tout ce beau monde. Résultats des courses, caméscope et appareils photo trempés, vêtements mouillés et surtout grosse frayeur. Les vagues ramènent parfois sur le rivage des blocs de lave encore brûlants. Sans parler des effets secondaires du gaz qui inondait les poumons de ces marmailles fragiles. Mais la brusque coulée qui peut dévaler la pente à tout moment pour se jeter dans la mer reste le plus grand danger auquel les inconscients s’exposent.




Une coulée à 200 m de la mer
Concernant l’activité volcanique à proprement parler, la situation a guère évolué hier. Le trémor se maintient à un niveau soutenu. La coulée dans la forêt côté Saint-Philippe se trouvait hier après-midi à environ 200 mètres de la côte. Il n’est plus question de la coulée qui menaçait la route nationale 2 au niveau de la borne Hubert-Delisle : elle n’est plus active. Ces coulées sont toutes issues de la même coulée principale.