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ARTICLE DU 28/08/04

Postes médicaux avancés

Coups de chaud et petits bobos

Ce n’est pas de la grande randonnée, mais certains peuvent y laisser une cheville ou un bout de nez. Le flot incessant de visiteurs qui viennent admirer les caprices du volcan ne sont pas toujours équipés pour descendre les pistes balisés par l’ONF, et parfois, la visite se termine mal. “Je voulais aller voir ce ruisseau de lave, et j’ai glissé sur une pierre, je suis tombé sur le nez. heureusement, les pompiers sont arrivés très vite, et il n’y a rien de grave”, explique un homme d’une soixantaine d’années, prêt à reprendre la descente du sentier une fois son pansement terminé.
Les sapeurs-pompiers, qui ont installé un poste médical avancé au départ du sentier, ont été prévenus par un autre marcheur ayant assisté à la chute. Depuis le début de l’éruption, seulement quelques incidents ont eu lieu, jamais très graves.
Les agents de l’ONF veillent aussi au grain. L’un d’eux stoppe Yves, 38 ans, qui s’apprête à se lancer sur le sentier en portant sur son dos Adrien, 3 ans. “ Monsieur, il y a des dégagements de fumée toxique. Faites attention en approchant de la lave, surtout pour le petit. Descendez doucement, vous verrez si ça le gêne ou non”.
Les sapeurs-pompiers occupent deux PMA (postes médicaux avancés), placés de chaque côté de la coulée. Sous la tente, quatre pompiers, un médecin et un infirmier sont constamment en alerte, prêts à intervenir et à assurer une évacuation à l’aide de l’ambulance dont ils disposent. Le poste médical avancé est une structure gonflable adaptée à l’accueil de personnes dans ce type de contexte. Les relèves se font tous les matins à 7 heures, et les permanences s’achèvent tard dans la nuit, vers 3 ou 4 heures du matin. Côté Sud, c’est le centre de secours principal de Saint-Pierre qui chapeaute l’organisation et, côté est, c’est Saint-Benoît qui mène la barque. Mais concrètement, les sapeurs-pompiers mobilisés sur place viennent de différents centres de secours. Depuis le début de la traversée de la lave, aucune évacuation n’a été nécessaire. En moyenne, cinq à dix personnes s’adressent chaque jour aux secouristes pour des petits bobos, tels des égratignures dans les gratons, ou des picotements et brûlures légères liées à la chaleur et à la fumée dégagés par la lave. Ces petits bobos sont ensuite soignés dans la famille, rassurée par les secouristes attentifs aux moindres maux.


Hier soir, vers 21 h, une spectatrice de l’éruption a été victime d’une chute d’1,50 m dans les rochers sur le littoral. Victimes de blessures assez sérieuses, brancardée avec peine, elle n’a pu être prise en charge que tadivement par un médecin pompier … bloqué dans les embouteillages et qui a dû abndonner son véhicule pour être acheminé par une moto de passage qui a eu elle-même le plus grand mal à se rendre sur place.