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ARTICLE DU 27/08/04



Un volcan, c’est capricieux !


Alors le sentier ? Ouvert ? Fermé ? Hier soir, du côté des visiteurs, on ne savait plus sur quel pied danser tant les informations contradictoires et les ordres et contre-ordres se sont succédé.

Imprévisible coulée… Pas de chance pour les visiteurs qui se sont élancés vers le spectacle hier après-midi. La lave visqueuse qui continuait son cheminement vers la mer s’est subitement transformée en un fleuve se gonflant.

“Laissez-moi prendre une photo”

Redoublant de force et d’aspect, la coulée longeant le chemin des pêcheurs a atteint jusqu’à deux mètres de hauteur par endroit. Sur les coups de quatre heures de l’après-midi, le sentier permettant l’accès à la mer a donc été évacué. La lave jaillissante menaçait en deux points d’atteindre le petit bout de terre fréquenté par des centaines de badauds.
En une dizaine de minutes, les visiteurs ont été rapatriés derrière des barrières. Il faut désormais prendre son mal en patience, en espérant que la coulée se décide enfin à s’apaiser.
Ce qui sera chose faite vers 17 heures. Entre les deux, une bonne heure de mécontentement pour des touristes venus parfois de très loin pour scruter les moindres recoins de la traînée de feu. “Laissez-moi prendre une photo, juste une seule. Je viens de métropole et je ne verrai plus jamais de coulée”, implore une touriste imprudente n’ayant qu’une idée en tête : atteindre les zones interdites d’accès. “Mais dans l’ensemble, les gens sont compréhensifs et font preuve de bon sens”, affirme Julien Triolo, de l’ONF. Et il en faudra encore de la compréhension car voilà qu’une heure plus tard, rebelote. La coulée de lave s’emballe encore un peu plus et la brochette de touristes se voit invitée à reprendre le chemin de la voiture. A la tombée de la nuit, malgré la frustration de certains, la centaine de touristes qui continuaient d’affluer vers les alentours de la coulée ne désespéraient pourtant pas de pouvoir découvrir ou redécouvrir les lueurs flamboyantes se jetant dans l’océan.






Lendemain de fête dans les sous-bois : l’horreur
Quatre sacs poubelles pleins pour le parcours pédestre allant de la route nationale 2 à la coulée, et un camion plein pour le tronçon de RN 2 allant de la coulée à la Vierge au Parasol : c’est le bilan de 24 heures de passage des visiteurs du volcan, côté Sainte-Rose. Rencontrés hier à 7 h , Jean-Maurice Séry et Jean-René Docteur, deux agents de l’ONF de Bois-Blanc, s’affairaient au ramassage des déchets qui souillent le paysage. Les spectateurs nocturnes n’ont éprouvé aucun scrupule à laisser sur place leurs reliefs de repas, bouteilles, mouchoirs en papier … et même pire.