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ARTICLE DU 25/08/04



L’ONF ouvre un sentier

Prévoyante, l’ONF devance l’événement. Tout au long de la journée d’hier des ouvriers forestiers ont commencé à aménager un sentier à une centaine de mètres de la côte afin de permettre l’accès du public dans de bonnes conditions de sécurité dans l’éventualité où les coulées atteindraient l’océan.
“C’est une course poursuite entre le volcan et nous”. Patrick Pégoud, agent patrimonial de l’ONF à Saint-Joseph, est conscient de jouer contre la montre. Contrairement aux éruptions précédentes, l’ONF a décidé d’anticiper l’arrivée des coulées à la mer et d’organiser en amont l’accueil du public.
“Il existe une trace faite par les pêcheurs le long de la falaise, explique Patrick Pégoud. Mais, cet itinéraire est extrêmement dangereux. Par endroit, il ne passe qu’à quelques dizaines de centimètres du vide. Il est hors de question de faire passer par là un public nombreux”.
Les craintes de l’ONF semblent fondées. Hier, alors qu’il n’y avait encore rien à voir en bord de mer à part les vagues et les pailles-en-queue, nombreux étaient ceux qui empruntaient à partir de la RN 2 la piste traversant l’ancienne décharge de Sainte-Rose puis le sentier conduisant au bord de la falaise.
“Je suis parti de Saint-Philippe avec une équipe de dix ouvriers à 6 h 30, poursuit Patrick Pégoud. Mon collègue du Tremblet Guy Rivière est lui parti du front sud et mon autre collègue Ilya Risovics travaille entre la décharge et la côte. Nous ouvrons un sentier à une centaine de mètres du littoral. Nous espérons avoir terminé ce soir”.
Ce sentier, ouvert dans des conditions difficiles à coups de sabre permettra d’accéder à deux plates-formes qui seront sécurisées ce matin. L’une ou l’autre en fonction de l’endroit où la coulée atteindra la mer offrira un point de vue sur la lave tombant dans l’océan.
“Attention, met en garde Ilya Risovics, tant que nous n’aurons pas totalement terminé les aménagements, le site est officiellement interdit. Le dispositif que nous mettons en place devra encore être avalisé par la préfecture. Même dans ce cas, il ne sera pas possible d’autoriser un libre accès. Les plates-formes ne peuvent accueillir qu’un nombre limité de personnes en même temps. Nous envisageons de constituer des groupes.”