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ARTICLE DU 22/08/04
Le suspense se prolonge. Qu’importe, des milliers de fans ont foulé, hier, les pentes du volcan devant des gendarmes débordés. Et le piton de la Fournaise ménageait le suspense hier soir,
la lave se trouvant à deux cents mètres de la route à peine.



La coulée se fait prier


De 190 mètres d’altitude vendredi soir, la coulée principale du volcan ne se trouvait plus qu’à 150 m hier midi, soit à 500 mètres de la route nationale 2. Elle continuait à s’en rapprocher hier soir, lentement. Sa distance était évaluée à 200 m vers 20 h. Les gendarmes avait dû interdire un peu plus tôt l’accès à la piste forestière jusqu’alors empruntée par les spectateurs à l’entame de leur montée vers le front de coulée.
Par ailleurs, un autre bras, engagé dans la forêt plus au nord, progressait en direction de la piste de l’ancienne plate-forme de recherche géothermique, selon une reconnaissance de la section aérienne de la gendarmerie. Hier matin, ce bras se trouvait néanmoins à un kilomètre de la route nationale ; il pourrait rejoindre la coulée principale, estimait-on alors, mais on en était sans nouvelles hier soir.
La coulée principale a largement recouvert par endroits la coulée du piton Madoré de juillet 2001, au point qu’il n’est plus possible désormais de remonter cette dernière au delà de 200 m d’altitude, remontée au demeurant interdite, faut-il rappeler. Le terrain de jeu de la plupart des spectateurs s’en est trouvé réduit…
L’observatoire volcanologique a enregistré un regain du trémor vendredi à partir de 20 h, son niveau a pratiquement doublé au cours de la nuit avant de baisser à nouveau à partir de 13 h samedi. Devenu assez irrégulier ensuite, il s’est cependant maintenu ensuite à son niveau antérieur assez élevé. La situation, hier soir, laissait de plus en plus envisager la probabilité d’une coupure de la route nationale 2.

F.M.-A.










Circulation réglementée
Des barrages filtrants ont été mis en place hier, permettant toutefois la circulation entre Sainte-Rose et Saint-Philippe. Les simples spectateurs de la coulée sont invités à se garer à distance de l’éruption qu’ils peuvent rejoindre à pied. Mais les conditions de circulation et de stationnement sont soumises à l’évolution de la situation. Il est donc difficile de les annoncer. Il est dans l’intérêt de tous de se garer correctement, sans déborder sur la chaussée, stationné dans le sens du retour, pour éviter des manœuvres périlleuses, surtout la nuit. Les embouteillages sont souvent aggravés par les véhicules mal stationnés.