Retour...
ARTICLE DU 20/08/04
Hier, comme la veille, un regain d’activité a une nouvelle fois fait progresser les coulées du volcan parties de 2 200 mètres d’altitude vendredi dernier. Hier soir, elles ne se trouvaient plus qu’à 1 200 mètres de la route nationale.



La route en vue


Jour après jour, la lave avance, par bonds successifs. Hier soir, elle ne se trouvait plus à 1,2 km de la route nationale 2. Plus tôt dans l’après-midi, l’observatoire volcanologique a en effet enregistré une nouvelle poussée de fièvre du volcan : durant trois quarts d’heure, entre 14 h et 14 h 45, le trémor a brusquement augmenté. Comme mercredi, c’était le signal d’un nouvel afflux de lave vers la surface.
Mercredi pourtant, la coulée s’est peu à peu assagie au fil de la nuit, avant son nouveau bond d’hier après-midi. Il était une fois encore impossible de prédire si elle allait couper ou non la route nationale, et si oui dans quel délai. Selon une évaluation de la gendarmerie qui a étudié de visu la topographie, la coulée, si elle devait atteindre la route, le ferait dans un secteur compris entre la coulée du piton Madoré qui a coupé la route en juillet 2001, où se postent la majorité des spectateurs ces derniers jours, et l’ancienne décharge du Grand-Brûlé, sur le territoire de la commune de Sainte-Rose. Hier, vers 17 h 20, la nouvelle coulée est entrée au contact de la coulée du piton Madoré, selon des gendarmes présents sur le site.
Vers 20 h, selon des observateurs sur place, le front de coulée, large d’environ 100 mètres, continuait de progresser en s’appuyant contre la coulée du Madoré, alors qu’une petite pluie commençait à tomber. Elle semblait même vouloir à la recouvrir. Elle se situait alors à 280 m d’altitude, soit à 1,2 km de la route nationale en ligne droite, mais plutôt 1,3 km si elle devait continuer à longer l’ancienne coulée de 2001. Selon l’expression en usage, il était difficile voire risqué d’émettre un pronostic hier soir, mais si l’activité se maintenait au rythme d’hier, une nouvelle coupure de la route, comme celles survenues ces dernières années, ne serait plus à écarter.

François Martel-Asselin