ARTICLE DU 16/08/04
Malgré une baisse progressive de l’activité au cours de la journée d’hier, plusieurs coulées
continuaient de descendre les pentes du piton de la Fournaise. L’éruption reste visible de
la route nationale 2 … lorsque la météo le permet.
Les coulées marquent le pas

En raison d'un temps plutôt médiocre, aucune des tentatives de
reconnaissance aérienne de la gendarmerie n’a abouti hier. Mais selon des estimations, les
coulées, après leur progression rapide jusqu’à 1 350 m d’altitude au premier jour de l’éruption,
vendredi, ont marqué le pas. Après l’arrêt rapide de la fissure à l’intérieur du cratère
Dolomieu, seule fonctionne désormais celle localisée sur le flanc est du volcan. L’activité
est concentrée à 2 200 mètres d’altitude environ où s’est édifié en pleine pente un cône de
belle taille.
Hier matin, après une première baisse de l’activité, seules quelques coulées
étaient visibles au niveau de ce cône, la lave s’écoulant en tunnel pour ressortir à l’air
libre sous forme de nombreux bras, beaucoup plus bas, vers 1 800 mètres d’altitude, en dessous
du sentier de secours qui ceinture le cône terminal du piton de la Fournaise. Selon des
observations au sol, il semblait peu probable que ces coulées soient parvenues à descendre
bien au-delà du long replat visible en aval, qui ralentit leur progression.
En effet,
l’observatoire volcanologique a noté une diminution sensible de l’activité tout au long de la
journée : son niveau n’atteignait plus qu’un quart de celui de la veille. Dommage pour les
spectateurs de la RN 2, très nombreux samedi soir, à moins d’une suprise toujours possible.
Seule la formation de nouveaux tunnels ou une augmentation du débit pourrait en effet permettre
à la lave de reprendre sa descente vers le Grand-Brûlé. De tels phénomènes, imprévisibles, se
produisent parfois au cours des éruptions.
(photo Alain Bertil et F.M.-A.)


L’enclos du volcan reste interdit au public.