ARTICLE DU 13/11/2003
Enclos rouvert, préalerte maintenue

L’accès à l’enclos du piton de la Fournaise, une semaine après la crise sismique de jeudi dernier 6 novembre, et après deux semaines de fermeture, doit normalement être à nouveau possible à compter de ce matin 6 heures, a annoncé hier la préfecture. Toutefois, si la montée au sommet du volcan est possible, le tour complet des cratères n’est pas autorisé pour l’instant en raison de risques d’effondrement possibles.
L’ascension se fait soit par le sentier du Bory (à droite à l’embranchement peu après la Chapelle de Rosemont), soit par le sentier de la Soufrière (à gauche à l’embranchement). Arrivé au cratère Bory ou à la Soufrière, “il est demandé aux visiteurs de ne pas aller au-delà”, souligne la préfecture et de ne pas chercher à accomplir le classique tour du sommet.
En effet, les éruptions de mai à août dernier ont fragilisé toute la zone sommitale, entaillée, notamment au sud-ouest, de profondes fissures en bordure du Dolomieu, qui ne cessent d’évoluer, à quelques mètres seulement du sentier parfois. Les 28 et 29 octobre dernier, d’importants éboulements avaient été constatés dans la paroi nord du Dolomieu. Interprétés au départ comme les prémices d’un possible effondrement massif du sommet, ils avaient d’ailleurs entraîné l’évacuation et la fermeture de l’enclos le 29 au matin.
Seule possibilité une fois arrivé au sommet : il faut donc se contenter du sentier qui relie le Bory à la Soufrière, sans sortir du sentier balisé, pour les mêmes raisons que ci-dessus. Une plate-forme d’observation a été aménagée par l’ONF dans cette zone. En tout état de cause, il faut se conformer aux consignes de sécurité affichées sur les itinéraires autorisés. La préfecture rappelle par ailleurs que l’accès à l’intérieur du cratère Dolomieu est interdit par arrêté.
Enfin, la préalerte du plan de secours spécialisé “éruptions volcaniques” est maintenue, en raison de la persistance de la sismicité et du gonflement du volcan. Si la crise sismique du 6 novembre n’a pas abouti, la probabilité d’une prochaine éruption reste en effet entière. Autant en être prévenu si l’on doit randonner au volcan, d’autant que certaines crises sismiques particulièrement brèves, vingt minutes dans certains cas, ne laissent aucune possibilité de prévenir le public de l’imminence du spectacle…
F.M.-A.