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ARTICLE DU 09/09/03



On doit être conscient des dangers du volcan

“Quand le volcan entre en éruption, toute la population brûle du désir d’aller le voir de près et veut se précipiter dans l’enclos (…) Une éruption volcanique est un phénomène éphémère et mobile, le balisage se doit d’être léger (des traces de peinture sur la lave ou des petits panneaux plantés dans le sol à hauteur d’homme), la zone d’arrêt ne peut être cernée que par des rubans de chantier (il me paraît exclu d’y mettre des barrières anti-manifestations, pourquoi pas des murs ?). Tout randonneur qui se déplace, surtout de nuit, sur une coulée encore chaude, voire en semi-fusion, sait qu’il met sa vie en danger.”

Marc Gérard,
un vieux bonhomme qui a fait le volcan une bonne centaine de fois par toutes les voies
et par tous les temps


• La sécurité au volcan en questions
Des longs courriers reçus de nos lecteurs depuis l’accident mortel survenu
à Alexandre Thiault, voici quelques extraits parmi les plus significatifs. Selon les uns, une fois l’enclos ouvert au public, il n’y avait aucune raison de se méfier particulièrement en se rendant sur le site de l’éruption ; ils demandent même à y être encadrés. D’autres, au contraire, n’imaginant pas qu’on puisse totalement réglementer un espace naturel tel le volcan, prônent une liberté mieux assumée grâce à une plus grande responsabilisation du public. Ces propos pourront utilement alimenter une réflexion sur les conditions d’accès à l’enclos. Leur spontanéité, parfois édifiante, éclaire sur l’état d’esprit des visiteurs des éruptions. Ils interpellent et montrent la nécessité d’un réel effort d’aménagement et d’information.