L’observatoire volcanologique a constaté dans la matinée d’hier la disparition progressive du trémor témoin de l’activité du piton de la Fournaise. L’éruption qui avait débuté le vendredi 30 mai par une phase éclair d’une durée de trois heures seulement, avant sa reprise spectaculaire, le mercredi 4 juin, n’aura donc bénéficié que d’un sursis semble-t-il.
Vendredi soir, à la veille du week-end de la Pentecôte, l’activité avait connu un brutal mais éphémère regain, avec l’émission d’un panache gris-noir qui avait conduit la préfecture à annuler la réouverture de l’enclos au public prévue samedi matin, par crainte d’un possible phénomène explosif dans le cratère Dolomieu, où se situe l’éruption. Mais rien de tel ne s’est produit et l’activité a en fait très rapidement décliné.
L’observatoire, quoiqu’il en soit, va maintenir une garde permanente jusqu’à mercredi matin. Car un examen approfondi des données enregistrées par le réseau de surveillance a montré que le volcan, après ces deux phases d’activité, ne s’est toujours pas “dégonflé”, comme cela se produit habituellement lorsque les éruptions puisent dans ses réserves de magma. Selon les scientifiques qui livraient une réflexion identique après l’éruption éclair du 30 mai, le piton de la Fournaise reste donc sous pression.
L’enclos du volcan reste interdit au public jusqu’à nouvel ordre.
F. M.-A.
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