ARTICLE DU 03/06/03
L’observatoire volcanologique à nouveau sur le qui-vive
Alors que le retour au calme semblait se confirmer hier matin, après un week-end sans histoire, l’observatoire volcanologique a finalement décidé hier soir de continuer à assurer une garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour surveiller au plus près le piton de la Fournaise. En effet, hier vers 15 h, soixante-douze heures exactement après l’éruption éclair de vendredi, les scientifiques ont constaté une réapparition d’un trémor bien net alors qu’il avait complètement disparu depuis la veille. “On ne pense pas que de la lave puisse être sortie, analyse Philippe Kowalski, responsable technique, en raison de la faiblesse de ce trémor. Il pourrait s’agir d’un phénomène de dégazage”. Simple hypothèse toutefois. Et à 16 h, le trémor avait disparu. Mais, hier soir, Thomas Staudacher, responsable de l’équipe scientifique de la Plaine-des-Cafres, indiquait cette fois que le trémor avait fait une nouvelle réapparition, fluctuant au fil des heures, en même temps que des petits séismes, “correspondant à des effondrements”, étaient enregistrés “en permanence”.
L’éruption de vendredi a eu pour théâtre le fond du cratère Dolomieu, au sommet du volcan, précisément la zone où un effondrement s’était déjà produit à la fin de l’éruption de novembre 2002. Il était bien difficile hier de présager de la suite des événements, d’où la décision de maintenir une surveillance permanente pour faire face à toute éventualité.
L’accès à l’enclos du volcan reste interdit.