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ARTICLE DU 02/12/02

Ambiance survoltée dans le Grand-Brûlé


Contrastant avec le calme qui avait régné durant la journée, la foule a envahi à la nuit venue le pied du volcan. “Douze mille personnes côté Sainte-Rose”, annonçait-on vers 22 h 45 à la compagnie de gendarmerie de Saint-Benoît ! Un peu exagéré ? Voire… Et du côté de Saint-Philippe, cela faisait belle lurette que la circulation avait été coupée dès la coulée de Citrons-Galets et il fallait donc marcher six kilomètres au bas mot.
Il faut dire que les informations qui ont circulé au fil des heures n’ont rien fait pour calmer le jeu. Suite à une reconnaissance aérienne dans l’après-midi, un ordre d’évacuation était donné, tant au nord qu’au sud de la coulée : de nouveaux bras menaçaient de piéger les badauds. D’où une grogne nettement affichée par tous ceux qui se voyaient obligés de refluer au moment où, enfin, ils allaient pouvoir goûter au spectacle. Finalement, une fois les coulées annoncées comme figées, les visiteurs étaient à nouveau admis à approcher … mais pas assez près à leur goût. Sans ménagement, ils allaient bientôt repousser les barrières mises en place par la DDE sous le regard impuissant des gendarmes : et ce qu’on ne voulait pas précisément se produisait puisqu’ils s’éparpillaient comme une volée de moineaux autour de la coulée.
Côté Saint-Philippe, c’est le maire en personne, Hugues Salvan, qui, muni d’un mégaphone, annonçait la bonne nouvelle et la possibilité d’accéderà nouveau au brasier.
L’affluence grossissant, les infrastructures routières allaient vite révéler une nouvelle fois leurs limites : rampes de Bois-Blanc bloquées, quarante minutes moteur arrêté, une heure et demie de marche pour les moins chanceux… garés à Bois-Blanc justement. Pas même l’orage avait réussi à disperser les curieux.
Ce matin, à l’école ou au bureau, ne vous étonnez pas si certains ont des petits yeux…