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ARTICLE DU 27/11/02

Situation stationnaire au piton de la Fournaise

L’activité en cours sur le flanc Est du piton de la Fournaise, à son dixième jour hier, restait stable. Le cône du piton Guanyin continue de croître doucement. Le trémor éruptif n’affiche pas de grosses variations et reste globalement constant selon l’observatoire volcanologique. La sismicité enregistrée depuis le début de l’éruption s’est très nettement atténuée, aucun séisme n’ayant été détecté lundi.
La lave s’écoule toujours en tunnel depuis le cône, à 1600 m d’altitude, jusqu’à 1200 m environ. Elle évolue ensuite en coulées superficielles jusqu’à 500 m d’altitude environ, où leur front semble stabilisé ces derniers jours.
Fait nouveau, les plus récents prélèvements effectués par les scientifiques de l’observatoire montrent désormais la présence de quelques olivines dans la lave, alors que ces cristaux (très brillants) étaient absents en début d’éruption. La présence d’olivines correspond à certaines périodes des cycles éruptifs mis en évidence au piton de la Fournaise. Mais de nombreuses incertitudes demeurent et seules des analyses complexes et longues peuvent permettre d’en savoir plus sur leur provenance exacte.
L’éruption du piton Madoré, en juin-juillet 2001, avait vu la teneur en olivines des laves augmenter en cours d’éruption, au point que la deuxième coulée qui avait traversé la route le 7 juillet en était beaucoup plus riche que celle qui avait franchi la route une première fois la veille, 1,5 km plus au sud, dans le Grand-Brûlé.
La deuxième phase de l’éruption de janvier 2002, dont les coulées ont sauté la route avant de se jeter à la mer, contenaient également de grosses quantités d’olivine, comme en témoigne la plage de sable volcanique qui s’est formée, aux reflets verts et or.
Toutefois, les scientifiques soupçonnent que ces deux éruptions n’ont pas été alimentées par la même source.

F.M.-A.