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ARTICLE DU 20/11/2002

L’ONF songe à un itinéraire dans le Grand-Brûlé


L’idée ne serait pas pour déplaire à Jacques Trouvilliez, directeur régional de l’ONF : si l’éruption se prolonge et sous réserve d’un accord d’ouverture de la zone au public donné par la préfecture, un itinéraire vers les coulées du Grand-Brûlé pourrait être aménagé. Le patron de l’Office national des forêts prévient : “Il ne s’agirait pas d’un sentier classique, mais d’un simple parcours balisé s’achevant par une plate-forme d’observation”. Comme on le sait (voir notre édition d’hier), remonter la coulée du piton Madoré (éruption de juin-juillet 2001), n’est pas une entreprise à la portée de tous : même si les promeneurs ont déjà bien damé les gratons sur la partie de la coulée située près de la route nationale, il faut savoir qu’on chemine sur la lave brute en permanence, en prenant de la hauteur, le front de coulée se trouvant à près de 350 m d’altitude. Par ailleurs, le trajet des coulées variant au fil des jours, il n’est sans doute pas facile de déterminer un point d’observation idéal. Selon Jacques Trouvilliez, l’idée d’un tel dispositif, si elle devait être retenue, permettrait d’offrir un niveau de sécurité correct : dans la zone du Grand-Brûlé, la faible pente ralentit très sérieusement la progression des coulées, comme on l’a vu ces derniers jours.
Et organiser ainsi le flux des visiteurs aurait au moins le mérite de limiter le risque d’accidents souvent évoqué pour étayer les interdictions d’accès : mieux vaut avoir quelques centaines de personnes sur un itinéraire reconnu que disséminées sur une vaste zone où l’imbrication des coulées anciennes et d’une végétation souvent difficilement franchissable peuvent conduire à de sombres mésaventures.