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ARTICLE DU 17/11/2002
Depuis “l’éruption du siècle” de 1998, d’une durée de plus de six mois, les éruptions du piton de la Fournaise se succèdent au rythme de deux voire trois chaque année. Celle qui vient de débuter est la dixième en cinquante mois.

Dixième éruption en 50 mois !


2002

— 16 novembre :
éruption entre 1775 m et 1630 m d’altitude (estimation provisoire), sur le flanc est — sud-est du sommet.
— 5 janvier :
l’éruption, au pied du Nez coupé de Sainte-Rose, à 1 850 m d’altitude, semble prendre fin rapidement quand, le 12 janvier, une nouvelle phase éruptive débute au pied du rempart de Bois-Blanc, dans la plaine des Osmondes, à 1 050 m d’altitude.
Le 14, une coulée coupe la RN 2 au niveau du site de la Vierge au Parasol, ensevelie sous plusieurs mètres de lave, et se jette à la mer, pour la première fois depuis l’éruption de Saint-Philippe, en 1986. L’intensification de l’activité sismique laisse craindre l’ouverture de nouvelles fissures hors enclos. Le village de Bois-Blanc est évacué mais, le 16, l’éruption prend fin brutalement. L’île s’est agrandie de 2,5 hectares.

2001
— 11 juin (piton Madoré) :

quatrième éruption successive sur le flanc sud-est. Un cône prend forme à 1 800 mètres d’altitude. Après trois semaines d’activité, trémor et sismicité augmentent. Deux coulées parviennent à la route nationale 2, qu’elles coupent sans atteindre la mer, les 6 et 7 juillet, jour où l’éruption cesse brutalement, en moins d’une minute !
— 27 mars (piton Tourkal) :
première éruption du siècle et du troisième millénaire, localisée tout près et au nord de la précédente. Précédée d’une phase de pré-alerte d’une durée inhabituelle (un mois) entrecoupée de deux mini crises, elle prend fin au bout d’une semaine.
2000
— 12 octobre (piton Morgabim) :

dernière éruption du siècle et du millénaire. Installée vers 1 950 mètres d’altitude, un peu au-dessus de la précédente, ses coulées vont très vite s’approcher à moins de deux kilomètres de la route nationale 2. Après une apothéose finale, au caractère spectaculaire exceptionnel, l’éruption cesse brutalement le 13 novembre, après trente-trois jours d’activité.
— 23 juin (piton Pârvédi) :
deuxième éruption de l’année, trois mois et demi après la fin de la précédente, au sud-est du pied du cône terminal du volcan. Les coulées vont descendre jusqu’à 400 mètres d’altitude, soit à deux kilomètres de la route nationale 2. Le 30 juillet, l’éruption s’achève, après 37 jours d’activité.
— 14 février (cratères Célimène et Legros) :
trois mois et demi après la fin de la précédente éruption, deux fissures s’ouvrent sur le flanc nord du cône terminal de la Fournaise alors qu’approche la forte tempête tropicale Eline. Un cône de taille importante se forme à côté d’un autre plus petit. L’éruption s’achève le 4 mars, après vingt jours d’activité.

1999
— 28 septembre (cratère Dupavillon) :

deux mois plus tard, des fontaines de lave jaillissent brièvement du fond du Dolomieu. Le 8 octobre, un nouveau point de sortie apparaît dans le sud de l’enclos. L’activité près du sommet cesse au bout de vingt-six jours, le 23 octobre.
— 19 juillet :
dix mois après “l’éruption du siècle”. Brèves fontaines de lave au fond du cratère Dolomieu sur une fissure qui se prolonge sur son flanc est sud-est. L’éruption s’achève au bout de treize jours, le 31 juillet.

1998
— 9 mars — 21 septembre : l

’éruption du siècle (196 jours) survient après cinq ans et demi de silence complet de la Fournaise, l’éruption précédente remontant au 27 août 1992.