ARTICLE DU 18/01/02
Malgré la fin de la deuxième phase de l'éruption du 5 janvier, mercredi après-midi, la menace d'une reprise de l'activité et d'une éruption hors enclos n'est pas totalement écartée par l'observatoire volcanologique qui reste en position d'attente.
Tout risque d'une reprise d'activité n'est pas écarté

"A priori, je me méfie". Le retour au calme du piton de la Fournaise paraît trop beau pour être honnête au sismologue Alex Nercessian. Si le trémor et la sismicité ont disparu des écrans de l'observatoire volcanologique en l'espace de quelques minutes, mercredi après-midi, signant la fin de l'éruption, des indices invitent l'équipe scientifique de l'Institut de physique du globe à la vigilance.
Des micro-séismes, en nombre réduit, continuent en effet d'être enregistrés, à l'aplomb du sommet du volcan comme en dessous du Nez coupé de Sainte-Rose, une zone où le magma s'est infiltré largement au cours de la crise qui a précédé l'éruption du 5 janvier. Or, on craignait avant tout que les fissures, sous la pression du magma, ne se prolongent au-delà du rempart de Bois-Blanc qui constitue l'enceinte naturelle du volcan. Au total, une trentaine d'événements ont été dénombrés au cours de la nuit de mercredi à jeudi, qui a suivi la fin de l'activité éruptive. "Ce n'est pas catastrophique", tempère Thomas Staudacher, directeur de l'observatoire. "Y aura-t-il une troisième phase ? C'est moins évident qu'il y ait quelque chose tout de suite et le risque n'est pas le même qu'hier, mais ça reste à voir".
F.M.-A.

Le Nez coupé de Sainte-Rose reste interdit
Hier à midi, avec la fin de l'alerte 3 (risque d'éruption hors enclos), les restrictions d'accès à l'enclos ont également été levées. Toutefois, les sentiers du piton de Partage, du Nez coupé de Sainte-Rose et de la Cage au lion (en fait, l'intégralité du sentier reliant la RN 2 au pas de Bellecombe) restent interdits en raison des risques d'éboulement.