ARTICLE DU 11/04/2001
Disparition au volcan : Le secteur de l'éruption exploré encore une fois
Des équipes de secouristes ont encore été déployées hier toute la journée sur le massif du volcan, neuf jours après la disparition de Laurent Fortin, vu pour la dernière fois le dimanche 1er avril sur le site de l'éruption qui a pris fin il y a tout juste une semaine aujourd'hui.
Afin de ne négliger aucune piste, aussi ténue soit-elle - y compris les indications de divers médiums -, gendarmes de la compagnie de Saint-Pierre et militaires du 2e Rpima sont montés hier encore au pas de Bellecombe, accompagnés d'un maître-chien. La zone hors enclos du piton de Bert, désignée par des voyants, a été le théâtre de vaines investigations. De fait, rien ne permet de penser que le jeune infirmier puisse s'être rendu dans ce secteur sans rapport avec le lieu de l'éruption, mais au nom de l'espoir, tout est tenté, alors que son père remue ciel et terre depuis son arrivée dans l'île, dimanche.
Le Peloton de gendarmerie de haute montagne a pour sa part décollé hier matin dès 7 heures avec quatre hommes. L'examen de la zone de l'éruption du 27 mars, à 2000 mètres d'altitude, sur le flanc sud-est du piton de la Fournaise, a duré jusqu'à 9 heures mais n'a rien révélé. Déposés sur place, les gendarmes ont tenté de sonder du regard les nombreuses fissures qui entaillent tout le secteur du piton Tourkal, rapportait hier soir l'adjudant-chef Philippe Godart, à la tête du PGHM "mais elles sont énormes et béantes" et "il est difficile et dangereux de s'en approcher car les laves, très friables, menacent souvent de s'effondrer sous le simple poids d'un homme".
La question se pose : le jeune homme, de solide constitution et âgé de 28 ans, s'est-il égaré ou a-t-il été victime d'un accident ? Au vu du terrain, "on peut tout imaginer", indique Philippe Godart.
F. M.-A.